Des journalistes africains au barrage de la « Renaissance »

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C’est dans le cadre du Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (Pida), parrainé par la Commission de l’Union Africaine depuis 2012, que des journalistes africains, membres de ce réseau, ont visité le grand barrage hydroélectrique de la « Renaissance » encore en pleine construction à Addis-Abeba, en Ethiopie. Ils étaient accompagnés de plusieurs responsables parmi lsquels: deux ingénieurs commis à la réalisation de cet ouvrage, il s’agit de Philippe Niyongabo, expert en Energie à  l’Union Africaine et de Sophia, communicatrice officer du Pida au département des Infrastructures à l’Union Africaine. Etaient aussi présents Ephreim Hailu de l’Agence du Nepad et des délégués de la GIZ.

 En effet, ce barrage fait partie des projets phares du Pida dont l’objectif principal est de promouvoir le transport des biens et des personnes en Afrique, à travers l’aménagement d’infrastructures ultra modernes, de faciliter les échanges commerciaux et la libre circulation des marchandises, de réduire les barrières douanières, de booster le tourisme aux niveaux tant local, régional que continental. Il s’agit, au finish, d’améliorer les conditions de vie des populations africaines.

Il sied de signaler que c’est le directeur général de ce grand projet, Kifle Horo, et son adjoint, Ephrem W/kidan, qui se sont chargés d’expliquer aux visiteurs toutes les caractéristiques techniques de cet ouvrage. Il s’agit, selon eux, d’un gigantesque projet construit sur le Bassin du fleuve Nil, à la frontière entre l’Ethiopie et le Soudan, pour un coût estimé à 4 milliards d’Euros, financés en grande partie par le gouvernement éthiopien. Ce barrage est appelé à produire en moyenne 6.000 mégawatts, destinés à desservir trois pays : l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan. D’autres financements sont attendus des privés.

Le DG Kifle Horo a indiqué qu’au vu de sa dimension et de sa capacité de production, cet ouvrage peut être, hormis le Grand Inga en RDC, comme un des grands barrages du continent.

Signalons qu’il a fallu à la délégation des journalistes un vol de plus d’une heure et demie en partant de l’aéroport International de Bole, à Addis-Abeba, pour celui d’Assosa Terminal 1, et trois heures de route pour atteindre le site du grand barrage de la « Renaissance ».

Melba Muzola, Envoyée Spéciale à Addis-Abeba

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