Le jour où le Congo s’éveillera…

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carte rdcAprès avoir écouté le ministre tanzanien des Affaires étrangères à l’issue du séjour d’une délégation de la SADC à Kinshasa, et suivi hier le ministre angolais des AE sur les antennes de RFI, la question qui vient naturellement à l’esprit est celle de savoir si les dirigeants africains connaissent réellement les Congolais ? Oui, cette question mérite d’être posée au regard des propos qu’ils ont tenus et qui donnent à penser qu’en RDC, le peuple n’a pas d’opinion à exprimer et que seul compte ce que disent ou pensent les détenteurs du pouvoir.

Pourquoi notre  pays est-il en crise ? Personne ne se pose cette question. Sans aborder le fond du problème et sans chercher à comprendre pourquoi ceux qu’on a tendance à considérer comme des moutons de Panurge refusent de suivre les ordres des puissants et
s’attachent plutôt à traduire en actes les appels des contestataires, on verse dans des analyses superficielles , dont le seul résultat est d’aggraver la fracture au sein de la société congolaise.

Disons les choses clairement. Les Congolais ne sollicitent pas
l’aumône. Ils savent que toute récompense est la résultante de ses
propres efforts et c’est pour cela qu’ils s’expriment en toute dignité
et liberté. Ce combat n’est pas sans risques ainsi que le démontrent
les nombreux rapports sur le respect des droits de l’homme en
République Démocratique du Congo. Mais en dépit de ces risques, ils
continuent à élever la voix. Jusqu’à ce que celle-ci soit entendue.
Il en était ainsi à l’aube de l’indépendance et c’est grâce à la
conjugaison des efforts de tous les Congolais que la liberté a été
arrachée. Non seulement pour les Congolais mais aussi pour des voisins
qui étaient restés sous le joug colonial.
Certes, l’accession à l’indépendance n’a pas résolu tous nos
problèmes. Nous avons  connu des sécessions et des rébellions
sanguinaires comme celles du Kwilu et de la Province Orientale. Mais
chaque fois, la République a su retrouver le bon pied.
Aujourd’hui, le Congo traverse une zone de graves turbulences qui nous
rappellent  les moments difficiles des années 1994-2003. Mais quels
que soient les coups  reçus, le peuple ne se décourage pas car il a
foi en l’avenir.
Ceux qui espèrent voir les congolais s’empêtrer dans la dictature
éternelle  devraient revoir leurs calculs car le réveil sera
douloureux pour eux le jour où le Congo retrouvera ses marques et ses
lettres de noblesse. Le spectre des guerres récurrentes est le fait de
certains dirigeants des pays de l’Est avec leurs complices occidentaux
attirés par le pillage des ressources du sol, du sous-sol et
probablement de l’occupation d’une partie de son territoire. Le jour
où se réveilleront les congolais n’est plus un rêve lointain, mais une
réalité toute proche.
Castro

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