Ce jeudi au Palais de la Nation : investiture de Félix Tshisekedi

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Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

C’est officiel. L’investiture de Félix Tshisekedi comme 5me Président de la République Démocratique du Congo est prévue ce jeudi 24 janvier 2019 au Palais de la Nation, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa. La confirmation est venue de Jean-Pierre Kambila, Directeur de cabinet adjoint du Chef de l’Etat sortant, Joseph Kabila. Selon l’intéressé, qui s’exprimait hier mercredi 23 janvier sur les antennes de Top Congo, la passation de pouvoir va s’effectuer dans une « ambiance républicaine », laquelle sous-entend une parfaite harmonie entre les deux personnalités et leurs collaborateurs.

 

            A l’en croire, plusieurs dossiers de la République ont déjà été discutés entre le cabinet présidentiel sortant et celui, encore provisoire, de Félix Tshisekedi. S’agissant des dossiers sensibles (sécurité, diplomatie, justice, mines, finances), ils feraient l’objet d’échanges à huis clos entre Kabila et son successeur.

            Parlant du chronogramme de la cérémonie de ce jeudi, Jean-Pierre Kambila a indiqué qu’il comporterait, entre autres, la prestation de serment du nouveau Président de la République devant la Cour Constitutionnelle, la réception des mains du Président sortant des insignes de la République et le premier message officiel à la Nation du nouvel élu. Interrogé sur l’hypothèse d’une dernière communication de Kabila à la Nation, il a été formel pour marteler que le Président de la République sortant ne prendra pas la parole.

            S’agissant des invités de marque, il a fait savoir qu’il n’était pas autorisé à décliner leur liste, compte tenu des impondérables liés aux agents des Chefs d’Etat et de gouvernement auxquels ont été adressées des invitations officielles en vue de leur participation à la cérémonie. La seule certitude est la présence des chefs des corps constitués de la République et des diplomates accrédités dans notre pays.

            Dans l’ébauche du programme officiel en circulation dans les réseaux sociaux, il est signalé que le coup d’envoi de la manifestation pourrait être donné vers 12H20, aussitôt après l’arrivée de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, qui serait précédé du Chef de l’Etat entrant, Félix Tshisekedi. Des honneurs militaires seraient rendus à l’un et l’autre devant la tribune d’honneur de circonstance installée au Palais de la Nation. Globalement, la cérémonie pourrait durer deux heures.

 

Message d’espoir

            Ce que des millions de Congolaises et Congolais attendent de Félix Tshisekedi, c’est un message d’espoir, allant dans le sens de son engagement à se comporter en rassembleur, en réconciliateur, en pacificateur, mais aussi en artisan de la construction d’un nouveau Congo. Il est à espérer que dans ce Congo là, la paix durable va réellement revenir dans la partie Est du pays, avec en point de mire sa promesse de délocalisation de l’Etat-major général des FADC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) à Beni.

            Ce dont rêvent des millions de compatriotes, c’est d’un Congo où les droits de la personne humaine seraient strictement respectés, le revenu national équitablement distribué, les infrastructures de base effectivement réhabilitées et modernisées, la santé, l’éducation, l’eau potable et l’électricité accessibles à tous et surtout aux plus démunis, le chômage progressivement éradiqué à travers la création d’emplois, les antivaleurs (corruption, détournement des deniers publics, concussion, trafic d’influence, justice à double vitesse) combattues sans état d’âme, etc.

            Bref, le mandat de cinq ans que s’apprête à entamer Félix Tshisekedi dès ce jeudi 24 janvier 2019 devrait être celui de la rupture radicale avec un Etat dominé par des hommes forts à la tête d’institutions fragiles, un Etat potentiellement riche habité par les populations les plus pauvres de la planète, un Etat qui pèse au sein du concert des Nations au lieu de celui frôlant constamment l’isolement diplomatique, etc. Certes, on n’attend pas du nouveau Président de la République l’émergence spontanée d’un paradis terrestre sur les bords du fleuve Congolais mais au moins un Etat où il serait en mesure de donner, tant soit peu, des réponses concrètes à ses promesses de campagne.

                                                                                    Kimp

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