Jean Claude Katende de l’Asadho : «Sans éléments de preuve rapprochant Kadima à Tshisekedi, la CENCO et l’ECC sont de mauvaise foi »

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Abbé Donatien Nshole, premier secrétaire général adjoint de la Commission Episcopale Nationale du Congo (CENCO) le 4/03/2013 à Kinshasa, lors d’un point de presse. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Dans un tweet, le président de l’ASADHO, Jean Claude Katende, demande aux chefs religieux des églises catholique et protestante de donner les preuves attestant la proximité entre Denis Kadima et l’actuel chef de l’État. Au cas contraire, les deux confessions religieuses entretiennent un grand agenda caché.

«La CENCO et l’ECC sont appelées à donner des éléments qui leur permettent de dire que Denis Kadima est proche de l’actuel chef de l’État. Sans lesdits éléments, on va considérer que les deux institutions sont de mauvaise foi», a-t-il écrit mercredi matin.

            Il y a lieu de rappeler que le mardi 27 juillet 2020 dans la soirée, les confessions religieuses de la RDC ne se sont pas accordées sur la désignation du candidat président de la CENI. Six sur huit se sont retirées après l’échec sur le consensus et ont affirmé avoir retenu le nom du futur président de la CENI qui sera dévoilé par l’Assemblée nationale, après le dépôt du procès-verbal ad hoc. Les églises catholique et protestante disent ne pas être concernées par le procès-verbal signé par les autres confessions religieuses.

            Cette question de la désignation du nouveau président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) inquiète de plus en plus la population congolaise.

Le désaccord observé entre les chefs des confessions religieuses est à la base du blocage de la conclusion du processus débuté le mardi 27 juillet 2021.

            Pour le président de l’ASADHO, Jean-Claude Katende, les deux figures emblématiques de ce processus, à savoir la CENCO et l’ECC, doivent apporter de l’éclairage sur leurs inquiétudes.

            Le mardi 27 juillet 2021, les chefs des confessions religieuses s’étaient réunis au siège de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) pour tenter de désigner le successeur de Corneille Nangaa.

            Après d’intenses discussions, l’Eglise Catholique et l’Eglise du Christ au Congo (ECC) ont décidé de claquer la porte.

            Les six autres confessions religieuses faisant partie de cette organisation ont décidé de poursuivre le processus. Il s’agit de l’Eglise Kimbanguiste, la Communauté Islamique en RDC, de l’Eglise de Réveil, de l’Union des Eglises Indépendantes du Congo et de l’Armée du salut.

            Ces dernières se sont retrouvées au siège de la Commission d’Intégrité et Médiation Électorales (CIME) pour clôturer la procédure ouverte dans les installations de l’Eglise catholique.

            Selon leur conclusion, c’est Denis Kadima de l’Eglise Kimbanguiste qui a été élu à ce poste, tard la nuit.

Murka

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