IR. VIANNEY KANKONDE BANYINGELA : OCCUPATION, VÉRITÉ DES URNES, BALKANISATION…

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L’opposition à la congolaise cherchera toujours un thème pour son existence, se faire valoir, manipuler l’opinion, rechercher un dialogue pour avoir des postes…

Parlons de la BALKANISATION

            La guerre dans l’Est a duré plus de 20 ans et a fait plus de 6 millions de morts. Les territoires entiers de notre pays avaient été occupés et exploités par les pays voisins en l’ occurrence l’Ouganda qui créa et appuya la rébellion du MLC de Bemba et le Rwanda, celle du RCD de Ruberwa, avec la complicité de nos propres frères à la tête de ces rébellions qui ont endeuillé notre pays en faisant beaucoup de morts.

            En ce temps, la terminologie ‘’ BALKANISATION ‘’ était plus correcte, hélas ! elle n’a pas été utilisée et ces politiques véreux avaient préféré parler de la guerre d’agression pour ceux qui étaient au pouvoir et de la guerre de libération ou démocratie pour ceux qui s’opposaient au pouvoir établi à Kinshasa.

            Après les négociations de Sun City, les rebelles qui avaient tenté de Balkaniser le pays au profit de leurs parrains (pays voisins) ont accepté de composer avec le pouvoir de Kinshasa pour préparer les élections et mettre fin à la crise de légitimité au sommet de l’Etat. Pendant ce temps, il y a eu brassage et mixages des éléments issus des mouvements rebelles au sein de l’armée nationale. Ces éléments dont nombreux d’entre eux   étaient de nationalités étrangères, ont intégré l’armée au nom du mixage, tout en gardant contact avec les forces négatives ayant refusé cette mutation de leurs rébellions en mouvements politiques. Ces forces négatives ont été utilisées tour à tour par les pays limitrophes pour piller systématiquement l’Est du pays et déstabiliser la région afin de la rendre incontrôlable et ingouvernable. Il y a eu CNDP, FDLR, ADF, MAI MAI, M23 et autres, toutes  ces forces négatives, actives pendant longtemps dans l’Est, des fois sans être attaquées par l’armée nationale, n’ont jamais réussi à balkaniser la RDC, quoique plusieurs obsevateurs estimaient que le régime précédent leur était favorable.

            Aujourd’hui, nous avons un nouveau régime qui s’est engagé à mettre fin à la guerre dans l’Est et à mener un assaut final contre les ADF.

Pendant que l’armée est en train de déloger, de tuer et de capturer vivants des centaines des ADF, après que les ADF capturés aient fait des révélations graves sur leurs commanditaires ou complicités  au sein du pouvoir, de l’opposition, de l’armée et de certains mouvements citoyens, les politiques véreux soulèvent la question de la balkanisation pour éclipser les efforts de l’armée, manipuler l’opinion et obtenir un dialogue avec le pouvoir.

            Beaucoup d’acteurs politiques de la RDC survivraient au dépend de la déstabilisation de l’EST

            Mettre fin à la guerre de l’Est, c’est arracher le bifteak dans les bouches des uns, et sécher les discours politiques dans les bouches des autres.

            La RDC n’a pas besoin d’un dialogue politique pour finir la guerre dans l’Est, car c’est le dialogue politique de Sun City qui avait déversé beaucoup d’infiltrés issus des rébellions au sein de l’armée nationale, dont certains se sont même tournés contre la RDC, en l’occurrence Laurent Nkunda, Bosco Ntaganda et Sultani Makenga…

            Nous devons soutenir le hard power de l’actuel régime qui se traduit par l’action des FARDC à foudroyer les rebelles, à les déloger et à continuer à les capturer vivants afin qu’ils dévoilent tous les complices politiciens et militaires congolais.

            Nous devons aussi soutenir le Soft power, la diplomatie de ce régime qui consiste à convaincre ses voisins qui ont toujours soutenu les rébellions dans l’Est à participer à l’instauration de la paix et à tisser des relations plutôt économiques qui feront gagner la sous-région.

            Il n’y aura jamais balkanisation, et l’opposition à la congolaise cherchera un autre thème pour son existence.

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