Interpellation de Willy Bakonga : les syndicats sont contents

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La nouvelle est tombée comme une foudre sur les partenaires du secteur éducatif : Willy Bakonga Wilima, ministre sortant de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) a été interpellé, le mardi 20 avril 2021, à bord d’un avion à Brazzaville en partance pour Paris, alors qu’il s’apprêtait à quitter le sol congolais avec dans son sac une importante somme d’argent évaluée à 2.000.000 USD. En outre, plusieurs sources ont affirmé que ce ministre avait traversé le fleuve par des moyens illicites (à bord d’une pirogue ou sous une fausse identité). Cette information capitale pour le secteur de l’EPST n’a été connue qu’hier mercredi, 21 avril dans la matinée. Nombre de syndicats contactés dans la même journée ont eu difficile à s’exprimer sur le fond de cette affaire, tellement l’événement venait de se produire et qu’au niveau de leurs exécutifs respectifs, ils n’ont pas encore eu le temps de se concerter pour une position officielle. Mais, certains téméraires ont accepté de se jeter dans le bain.

            Pour Paul Mateso, qui se réclame de la Synergie syndicale, l’arrestation du ministre Bakonga est la meilleure chose qui puisse se produire en ce jour dans ce secteur de l’EPST pour éclaircir les ombres qui planent sur les dossiers de détournement des fonds destinés au fonctionnement du système éducatif, particulièrement à la gratuité de l’enseignement de base. Il souhaite que toute la vérité soit faite sur cette affaire, notamment sur le détournement insolent de plusieurs millions de dollars débloqués pour protéger les élèves et leurs enseignants contre la pandémie de Covid-19. Geste qu’il a qu’il a qualifié de criminel et qui était perpétré – selon les informations – par le ministre et un membre de sa famille.

            Par ailleurs, certains membres des Syeco (syndicats des enseignants du Congo), de Synecat (Syndicat des enseignants des écoles catholiques), deux organisations syndicales qui avaient eu l’audace de braver Bakonga en l’accusant d’être le saboteur de la gratuité devant le Chef de l’Etat à l’Institut de la Gombe ont souligné que leur lutte pour la réussite de la gratuité va, à coup sûr, triompher, car le ministre en était le principal obstacle. Il avait, non seulement multiplié les écoles et les enseignants fictifs à travers tout le pays, mais aussi et surtout, il a monopolisé les frais de fonctionnement, plus de 2.500.000 USD débloqué chaque mois par le Gouvernement. Dans des pays comme la Chine, des tels criminels économiques sont exécutés ou simplement pendus.

RSK

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