Insécurité à l’Est de la RDC : vives protestations à l’Assemblée nationale contre la décision d’Aubin MINAKU

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Il est 13h45 lorsque le bureau de l’Assemblée nationale fait son entrée dans la salle des Congrès du Palais du peuple pour démarrer la séance plénière. Le rapport du pointage renseigne que 363 députés sont présents dans la salle, 23 excusés, et 83 absents. Le président Aubin Minaku annonce l’ordre du jour de la plénière, et le passe aux voix pour son adoption. Chose faite.
Parmi les points qui composent cet ordre du jour, il y a deux questions orales avec débats des honorables députés Martin Fayulu et Jemsy Mulengwa.
La question du premier cité est adressée au Vice-premier ministre et ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Alexandre Luba Ntambo au sujet du nouvel accord conclu entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sur la situation sécuritaire de l’Est du pays.
La deuxième question orale est celle de Jemsy Mulengwa, adressée au ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Richard Muyej, à propos de l’insécurité qui prévaut à l’Est du pays, particulièrement dans le territoire de Fizi, province du Sud Kivu.
L’ambiance était électrique, à voir le nombre des députés présents, le nombre des journalistes tant nationaux qu’expatriés venus couvrir la plénière, ainsi que le grand public qui s’était déplacé pour suivre sur place les débats.
Hélas, quelle surprise désagréable pour les Congolais d’apprendre de la bouche du président du bureau de la chambre basse qu’un huis clos était décrété pour lesdites questions !
En effet, l’annonce du huis clos par le président Aubin Minaku sur ces questions d’actualité brûlante sur la situation de l’Est du pays que l’opinion tant nationale qu’internationale attendait en vue de connaître la position du gouvernement congolais à ce sujet, a provoqué un tollé de réactions dans la salle des Congrès. Notamment chez les députés dont certains qui avaient déjà leurs « armes » pour les larguer pendant les débats. 
A voir l’ambiance qui régnait dans la salle, comme cela est souvent de coutume en de pareilles circonstances, des « missiles » en direction du gouvernement devraient venir aussi bien des rangs de l’opposition que de la majorité.
Cela, contrairement au silence auquel l’on assiste le plus souvent dans le camp de la majorité quand il s’agit d’une question liée au détournement ou à la mauvaise gouvernance du gouvernement. Des cris et des huées ont été lancés en direction du bureau pour dénoncer ce huis clos qui, selon certains députés, n’a pas de sens ni raison parce qu’il s’agit d’une question cruciale liée à la sécurité, à l’intégrité du pays ainsi qu’à sa souveraineté.
Quelques députés qui tentaient d’accorder des interviews aux journalistes, se sont vus refusé ce droit par leur président. C’est dans ce climat de découragement et de désolation que la presse et le public ont quitté l’hémicycle de Lingwala, au grand dam du peuple congolais qui ne saura plus  ce qui se passe réellement dans la partie Est de chère patrie !
 
Christelle Yesalaso & Espérant Keke (Stg.Ifasic) sous la conduite de Dom
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