Insécurité à Kinshasa : les résidences de Mende et Atundu attaquées aux grenades

0
294

Des individus à bord des motos et des voitures de marque Ketch ont
attaqué au moyen des grenades et des tirs à balles réelles les
résidences privées de deux personnalités politiques de haut rang. A
savoir le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende,
et le porte-parole de la Majorité Présidentielle et Président du
Consceil d’administration de la SNEL, le nommé Alain-André Atundu
Liongo. Ces attaques ont été enregistrées vers 1 heure du matin hier
dans la nuit du lundi 22 octobre 2018. Pour le ministre Mende Lambert
qui est intervenu hier dans la soirée sur la Radio Top-Congo, les
grenades lancées vers sa résidence privée sont allées tomber dans la
résidence voisine où l’on n’a déploré aucun mort mais des dégâts
matériels importants.
A la résidence du porte-parole de la Majorité Présidentielle, située
dans le quartier des ambassadeurs à Binza-Ma Campagne, juste à côté de
celle de l’Ambassadeur Plénipotentiaire du Royaume du Maroc, pas de
mort non plus mais des dégâts matériels très importants. Dont entre
autres les deux véhicules de marque Jeep Prado sérieusement touchés
par des balles réelles, deux chambres à coucher ainsi que la cuisine
endommagées, un domestique et une sentinelle sérieusement blessés, qui
ont été heureusement admis dans un centre hospitalier de la ville pour
y recevoir des soins appropriés. Le Modus opérandi a été le même. Des
individus à bord des motos et des voitures de marque Ketch ont forcé
les portails d’entrée avant de s’introduire à l’intérieur de la
résidence. Où sans sommation quelconque, ils se sont mis à tirer à
balles réelles vers la résidence et jeter des grenades dans toutes les
directions.

Questions sans réponse

Comment se fait-il que les deux attaques se soient déroulées presqu’à
la même heure de la matinée et cela dans des quartiers huppés, dont
les résidences bénéficient d’un système de gardes en tenues et en
armes? De plus, depuis très tôt le matin, l’on a remarqué des
barrières policières pour des fouilles serrées de tous les véhicules
circulant sur les principales  artères de la ville ainsi que les
ronds-points les plus en vue dont entre autres Magasin-Kintambo, Ma
Campage, Ngaba, Victoire, Bandal-Kimbondo, UPN, Binza-Delvaux, DGC,
Huileries, etc. Comment expliquer que pendant que des fouilles
s’effectuaient très tôt le matin du dimanche dernier, des hommes en
armes et en tenues puissent opérer sans être appréhendés le moins du
monde à des heures indues de la matinée.

Les quartiers huppés visés

Le commun des mortels est surpris de vivre de tels actes de violence
à travers des quartiers les plus huppés où résident des officiers
supérieurs militaires et de la police, des services de sécurité, de
hautes personnalités diplomatiques, politiques et du monde des
affaires. Bref la plus haute bourgeoisie de la capitale.                Des voix
s’élèvent de plus en plus dans la ville pour se demander si à cette
allure le pays n’est-il pas en train de plonger dans un chaos
semblable à celui qui prévaut depuis  plus de trente ans  en Somalie.
Et, curieusement juste à la veille de la tenue des élections
présidentielle, législatives nationales et provinciales. Dans le Nord
et l’Est de la République, il ne se passe plus une journée sans que
l’on ne déplore des morts perpétrés par des éléments provenant d’on ne
sait où.
Tous les yeux sont rivés vers les services de sécurité civile et
militaire censés diligenter des enquêtes approfondies pour remonter
les filières de ces milieux maffieux qui tiennent à plonger le pays
dans des situations fâcheuses et incontrôlables par ces temps où les
forces sociales et politiques se préparent à offrir à la nation une
alternance démocratique qui demeure la seule voie pour lancer le pays
vers un développement pour la reconstruction de cet Etat béni par les
dieux.
F.M.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •