Insécurité à Beni : la vraie bataille contre les « chevaux de Troie »

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La lecture des dernières tueries dans la ville comme le territoire de Beni, au Nord-Kivu, laisse clairement éclater une vérité désormais difficile à cacher : la présence des traitres à la cause de la paix au sein de la chaîne de commandement et des troupes des FARDC, de la classe politique, de la société civile et des autochtones. Ces « chevaux de Troie », comme à l’époque de la Grèce et de la Rome antiques, se trouvent à l’intérieur des frontières nationales.

La condition sine qua non pour ramener une paix durable dans cette partie du territoire national, c’est leur mise hors d’état de nuire, à n’importe quel prix.

                  A ce sujet, les dernières déclarations de Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, a interpellé les décideurs politiques congolais sur l’impératif de les démasquer et de leur faire payer le prix de leur double jeu, celui d’être à la fois avec le peuple congolais et contre lui dans la quête d’une paix durable. L’urgence exige que le gouvernement central mobilise, sans tarder, les services de renseignements, civils comme militaires, et leur donne des moyens conséquents pour des investigations poussées, au Nord-Kivu, comme à Kinshasa et d’autres coins du pays, en vue de débusquer les concitoyens qui ne veulent pas que leurs compatriotes de l’Est retrouvent le chemin de la paix.

                  Beaucoup de sérieux doit être mis dans ce qui s’apparente à un travail de fourni à mener à Beni et ses environs, Butembo, Lubero, Rutshuru, Goma, Bunia, Kinshasa et ailleurs, à travers le pays, afin d’identifier ces hommes et femmes hostiles à la pacification de l’Est du pays, qui n’hésitent pas à mettre la main à la poche pour acheter des armes de guerre voire des armes blanches (machettes) au profit des groupes armés locaux comme étrangers, à les motiver financièrement, afin qu’ils n’arrêtent pas de tuer, piller, annihiler tous les projets de développement à l’Est.

                  Le cynisme des architectes de la balkanisation du pays, pour installer la peur maximale dans les esprits, va jusqu’à saboter les centres de traitement de la maladie à virus Ebola et à distribuer la mort au sein des membres des corps médicaux chargés de la riposte. La témérité des forces négatives, nationales comme étrangères, est telle que concomitamment aux actions de traque déjà lancées contre elles par les FARDC et auxquelles sont prêtes à participer plus activement les troupes de la Monusco, l’opération d’identification et de neutralisation de leurs parrains, par les services de renseignements civils et militaires, ne devrait par tarder. Il y a lieu de chercher à savoir également si les rebelles ougandais existent réellement en grand nombre au Nord-Kivu et s’ils sont bien armés. Car, des accusations des populations civiles indiquent que certains égarés de l’armée régulière ainsi que des miliciens Mai-Mai frapperaient aussi sous le couvet des ADF/Nalu, ce qui crée souvent l’effet de surprise désagréable chez les FARDC et même la Monusco.

                  La pleine connaissance des forces occultes qui permettent aux vrais faux ADF de frapper au cœur de la cité de Beni, des bases de la Monusco et des lignes de front tenues par les militaires congolais s’avère déterminante pour la suite de l’opération Sokola I.

                  L’implantation de l’Etat-major avancé des FARDC à Beni et l’engagement des responsables de la Monusco de travailler, sur le terrain, en synergie avec l’armée congolaise sont certes non négligeable mais pour maximiser leurs chances de sécuriser au maximum cette partie de la République, l’identification et le démantèlement du réseau des financiers de ces forces négatives sont de grande importance.                                      Kimp

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