INPP : atelier de mise en place d’un Comité national d’autonomie économique du milieu rural

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La salle Sadako Ogata de la direction provinciale de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), sise sur la 11ème rue, quartier Industriel, dans la commune de Limete, a servi de cadre mardi 14 mai 2019, à l’atelier de mise en place d’un Comité national d’autonomie économique du milieu rural. « TREE » : Training for rural Economic Empowerment.

Le but poursuivi par TREE, convient-il de noter, en passant, est le développement communautaire par une formation pour l’emploi, en assurant la promotion des activités génératrices des revenus et le développement local. Il met l’accent sur le rôle des compétences et des connaissances pour créer des nouvelles perspectives économiques et d’emplois pour les personnes en situation de pauvreté, les sous employés, les chômeurs, les travailleurs de l’économie informelle et les autres personnes défavorisées pour accéder à des activités économiques suivies.

            Les participants, dont des experts du Bureau international du travail (BIT), de l’INPP, des ministères de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, du Développement Rural, de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, du Plan et du PMEA, ainsi que ceux des ONG socio-professionnelles et scientifiques, ont unanimement salué cette initiative, auxquels se sont ajoutés les députés et les chefs coutumiers. Et ce, avant de plaider pour la création de ce comité qui, selon eux, permettra d’améliorer l’accès des groupes vulnérables à la formation professionnelle en milieu rural. Ce qui donnera un coup de pouce à l’autonomisation économique des communautés locales, facteur de paix, de cohésion et de justice sociales.

            Dans son mot de clôture, la Directrice-pays du BIT en RDC, Aminata Maîga, a indiqué que TREE est un projet régional soutenu par son organisation. Il est à la base du développement des plusieurs pays de l’Asie centrale et dans quelques pays d’Afrique dont : le Bénin, le Zimbabwe et le Malawi. Quant à notre pays qui regorge d’énormes potentialités économiques, ce projet est une opportunité. Il va, à coup sûr, susciter le développement à la base par l’implication des communautés locales, en déterminant leurs besoins et leurs atouts socioéconomiques. Cet objectif, a-t-elle souligné, ne peut être atteint que par une formation professionnelle du monde rural qui tient compte des opportunités économiques locales.

            Pour la Directrice-pays du BIT, l’INPP détient une expertise nécessaire pour réaliser ce projet. Les opportunités d’emplois, a-t-elle noté, existent dans les villages, et il est opportun de travailler pour que les entreprises puissent s’y installer et trouver une main-d’œuvre locale compétente qui travaillent pour un développement interne et spécifique à l’entité.

            Pour sa part, l’Administrateur directeur général de l’INPP, Maurice Tshikuya Kayembe, hôte de l’atelier, a révélé que la situation d’emplois en RDC est actuellement en ballottage dans les villes et les villages lesquels sont affectés par l’exode rural, en raison principalement des difficultés d’accès à l’emploi pour une population en majorité jeune.

            Les discussions ont porté, selon lui, sur les réponses à apporter aux entités rurales pour leur accès aux services sociaux de base, la création des revenus et le changement culturel, en impliquant les organes décisionnels, l’autorité coutumière et principalement la communauté rurale. Cela permettra de lutter contre la pauvreté et bâtir une cohésion et une justice sociales, a indiqué Maurice Tshikuya Kayembe.

            Dans cette perspective, l’INPP développe une stratégie qui prend en compte la femme comme actrice de développement de premier plan en milieu rural, les personnes vulnérables et les plus démunis.

Michel LUKA

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