Informateur : bientôt la fin des spéculations !

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Plusieurs sujets de brûlante actualité au pays ont reçu des réponses à partir de Windhoek, où a séjourné le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, le mardi 26 et mercredi 27 février 2019, dans le cadre d’une visite de travail auprès de son homologue namibien, Hageu Geingob. Il s’agit, entre autres de celui ayant trait à la libération des prisonniers politiques, à finaliser incessamment au cas par cas, de la nécessité de changement du mode d’élection des sénateurs et gouverneurs de provinces dans le sens du suffrage direct et, enfin, de l’impératif de la désignation d’un Informateur pour une claire identification de la majorité parlementaire.

            S’agissant de ce dernier point, le Président de la République n’a pas caché sa volonté de faire usage de cette disposition constitutionnelle, afin de mettre un terme aux spéculations qui vont dans toutes les directions au sujet de la force ou des forces politiques qui contrôlent réellement le Parlement, en termes de sièges.

On peut rappeler, à toutes fins utiles, que l’article 78 de la Constitution dispose ce qui suit :

            « Le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.

            Si une telle majorité n’existe pas, le Président de la République confie une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition. La mission d’information est de trente jours renouvelable une seule fois.

            Le Président de la République nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions sur proposition du Premier ministre ».

Une polémique, qui ne fait que s’enfler au fil des jours, veut tantôt que le Chef de l’Etat puise directement le futur Premier ministre dans les rangs du FCC (Front Commun pour le Congo), qui estime détenir la majorité parlementaire au regard des résultats des élections législatives nationales, alors que ceux qui n’approuvent pas pareille démarche soutiennent l’option de la désignation impérative d’un Informateur, afin d’évacuer toute équivoque.

            En principe, la famille politique de l’ancien Chef de l’Etat ne devrait rien craindre de la mission de l’Informateur, dont le travail devrait consister à confirmer sa position dominante au Parlement, si tel est réellement le cas. L’opinion nationale se souvient qu’en 2011, au lendemain de sa réélection à la magistrature suprême du pays, Joseph Kabila avait eu recours aux services de feu Charles Mwando Nsimba, avec pour mission principale l’identification d’une majorité parlementaire, alors que mathématiquement, la Majorité Présidentielle, avec ses alliés le Palu (Parti Lumumbiste Unifié) et l’UDEMO (Union des Démocrates Mobutistes), une telle option paraissait sans objet.

            S’il faut considérer cet heureux précédent, il n’y aurait rien à blâmer à Félix Tshisekedi, dans son souci de ne pas se tromper « d’ayant-droit politique » pour la désignation du futur chef du gouvernement.

Kimp

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