Infiltration des institutions de la République : le PGR devrait traquer Loseke et consorts

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Si le ridicule pouvait tuer, Tharcisse Loseke, qui se fait passer pour le « Président délégué » d’un fantomatique parti que l’homme de la rue a baptisé UDPS/Tshibala, ne serait plus de ce monde depuis hier mercredi 28 mars 2018. Et pour cause ! Initiateur d’une citation
directe contre Jean-Marc Kabund, Secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, il a brillé par une absence remarquée au Tripaix/ Matete, la juridiction qu’il avait saisi pour tenter désespérément de bloquer le Congrès Extraordinaire de cette
formation politique.

Pour le cas d’espèce, il aurait dû se présenter physiquement à la barre pour soutenir son acte d’accusation contre son adversaire. Comme s’il savait que les choses allaient mal tourner pour lui, il a préféré laisser à ses avocats l’ingrate tache de défendre une cause qu’il savait perdue avant terme. En effet, devant le prétoire, ses conseils n’ont pu apporter la preuve de sa qualité de président de l’UDPS/Tshisekedi, ayant pour siège la 11me Rue Limete, qu’il a cessé de fréquenter depuis des lustres, et dont les statuts, agréés par le
ministère de l’Intérieur, ne le signalent pas sur la liste des
correspondants officiels.
Par ailleurs, ses avocats n’ont pas pu produire, devant le tribunal,
un acte administratif attestant qu’il avait déjà renoncé à sa
nationalité belge, acquise en 2010, même si un Arrêté ministériel,
pris en février 2017 par le ministre de la Justice, Alexis Thambwe
Mwamba, fait état du recouvrement, par lui, de sa nationalité
congolaise. Il y a lieu de relever, à propos de cet Arrêté
ministériel, qu’il constitue la preuve, qu’en décembre 2016, au moment
où Tharcisse Loseke était nommé vice-ministre aux Finances, dans le
gouvernement de Samy Badibanga, il était encore citoyen belge à part
entière. Il démontre également à tous la légèreté avec laquelle les
dossiers de candidature sont traités à la CENI (Commission Electorale
Nationale Indépendante), car l’intéressé avait reçu son feu vert, au
même titre que de nombreux « étrangers », pour concourir à la
députation nationale. Bien qu’il ait brillamment échoué, sa
participation frauduleuse aux scrutins n’est pas pour autant effacée.
Mais pourquoi tous ceux qui font beaucoup de bruits autour de la
double ou triple nationalité de certains compatriotes n’avaient-ils
pas alerté le Chef de l’Etat au sujet de la congolité douteuse de
l’intéressé, qui avait réussi à infiltrer l’équipe ministérielle et à
siéger au gouvernement, pendant cinq mois, comme sujet étranger ?
Bénéficiaire d’un titre et des privilèges liés à une fonction pour
laquelle il n’était pas qualifié, il devrait dédommager la République
pour les préjudices moraux et financiers qu’il lui avait causés. Pour
avoir partagé, plusieurs fois, avec les autres membres du
gouvernement, le secret des délibérations du Conseil des ministres, il
devrait être poursuivi pour atteinte à la sécurité intérieure et
extérieure de l’Etat.
Logiquement, le Procureur Général de la République devrait ouvrir une
information judiciaire non seulement à charge de ce « loup » qui a
séjourné pendant quelque temps dans la bergerie de l’exécutif
national, mais aussi contre tous ceux et toutes celles qui, se sachant
porteurs d’une nationalité étrangère, ont infiltré les institutions de
la République, les entreprises publiques, la diplomatie, la
territoriale, les services spéciaux (Armée, Police, ANR, DGM), de 2003
à 2018, pour ne prendre que cette période de l’histoire nationale.
C’est le moment où jamais, pour la justice congolaise, de mener une
opération « mains propres », contre les non-Congolais  au
gouvernement, au Sénat, à l’Assemblée Nationale, dans les assemblées
provinciales, dans les gouvernements provinciaux, dans les entreprises
du Portefeuille, dans nos représentations diplomatiques, etc. Au lieu
de s’arrêter à un ou deux cas, le Parquet général de la République
devrait dresser une longue liste de tous ceux qui ont siégé dans les
institutions de la République ou géré les entreprises ou services
publics alors que leur statut d’étrangers ne l’autorisait pas.
Quelque part, les mandataires de l’UDPS/Tshisekedi devraient
remercier la providence, pour leur avoir permis de découvrir, à
travers le dossier judiciaire visant le torpillage de leur Congrès
extraordinaire, la véritable carapace de Tharcisse Loseke et ses
parains. Quant aux commanditaires de cette action judiciaire, ils
devaient expliquer à la Nation tout entière le mobile de leur soutien
à un individu qui avait accepté de siéger au gouvernement Samy
Badibanga, alors qu’il se savait Belge au moment de sa nomination. Sa
malhonnêteté intellectuelle exige d’être sanctionnée.
Kimp

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