Indemnités de sortie : des cadavres dans les placards du Sénat

0
229

Avant que l’équipe dirigée par Léon Kengo, depuis 2007, passe la main à celle devant lui succéder dans moins d’un mois, une forte grogne est enregistrée du côté du personnel des cabinets des membres du Sénat. Selon le procès-verbal établi à l’issue d’une réunion de clarification entre les requérants et la cellule financière de cette institution, organisée en date du 18 janvier 2019, les indemnités de sortie du personnel d’appoint, estimées à 1.609.487,76 dollars américains, ne sont pas toujours payées à leurs bénéficiaires, alors qu’elles étaient libérées, au niveau du ministère des Finances, depuis le 15 décembre 2018.

            Il en est de même du « trop perçu » pour les crédits des véhicules, évalué à 1.362.999,56 dollars américains, alors que, dans ce cas aussi, la facture avait été supportée par le trésor public à hauteur de 2.972.487,32 Usd. La troisième revendication du personnel politique porte sur des retenues opérées par le Sénat, à leurs dépens, entre janvier et avril 2013, dans la même rubrique du préfinancement de l’achat des véhicules auprès de la firme Tratafric.

            En clair, il s’observe une situation paradoxale au Sénat, avec d’un côté les Sénateurs sortants gratifiés d’indemnités de sorties en 2012, à l’expiration de leur mandat légal de cinq ans puis en 2018, au terme de la « prolongation » de six ans, et de l’autre, les membres de leurs cabinets n’ayant perçu aucun sous en 2012 comme en 2016. Pire, alors que les crédits-véhicules auxquels avaient souscrit les sénateurs ont finalement été transformés en dons non remboursables, leurs assistants et autres ont été roulés dans la farine.

La question que ces derniers se posent est de savoir quelle destination ont pris la somme de 1.609.487, 76 Usd représentant leurs indemnités de sortie ainsi que celle de 1.362.999,56 Usd consignée dans la rubrique des crédits-véhicules.

            Tous les regards sont tournés vers le bureau de la Chambre haute du Parlement pour les éléments justificatifs de ces fonds que les bénéficiaires soupçonnent avoir été détournés. Si tel n’est pas le cas, les intéressés souhaiteraient être clairement fixés avant l’installation du nouveau bureau du Sénat. Leur crainte est que dans la foulée et l’euphorie du changement de législature, ce dossier sulfureux soit classé sans suite. Kimp

  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •