Incompréhensibles casses à l’Unikin !

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Ce qui s’est passé hier à l’Unikin, dépasse tout entendement.  Il s’agit bien d’actes d’extrême vandalisme marqués parun saccage sauvage du patrimoine universitaire, perpétrés hier à l’Université de Kinshasa (Unikin) par un groupe de malfrats se faisant passer pour des étudiants de la première institution universitaire du pays.

Des véhicules appartenant aussi bien à l’université qu’aux privés incendiés, des auditoires de cours et climatiseurs, des bureaux des professeurs saccagés, des distributeurs automatiques de billets ainsi que des guichets de banques installées sur le site universitaire pillés. Tel est le spectacle qu’offre la « colline inspirée » après les actes de vandalisme des soi-disant étudiants qui revendiquaient contre la hausse des taux des frais académiques.

Cependant, la question liée à l’identité des auteurs de ces actes de vandalisme et d’extrême barbarie reste sans réponse à ce niveau. Les violons s’accordent chez les analystes pour dire que sw vrais étudiants ne peuvent pas agir de la sorte, surtout pas saccager le patrimoine de leur alma mater

            On connait le modus operandi d’un mouvement de contestation estudiantine. Jamais, les étudiants ne détruisent les auditoires qui leur servent de cadre pour apprendre, tout comme s’en prendre aux véhicules de leurs professeurs difficilement acquis après d’âpres discussions avec des banquiers en vue d’obtenir le financement. 

            Pour quelle raison ou pour obtenir quels dividendes le feraient-ils ? S’interrogent les analystes. Avant de conclure à une main noire qui aurait joué le commanditaire.

Vivement une enquête

            Par ailleurs, des avis s’accordent pour réclamer qu’une commission d’enquête mixte gouvernement-police-université de Kinshasa soit rapidement mise en place afin dénicher les auteurs, coauteurs ainsi que les commanditaires de la situation de barbarie qui a prévalu à l’Unikin pour qu’ils subissent la rigueur de la loi.

            On rappelle, à propos de la contestation par des étudiants des taux des frais académiques à payer jugés exorbitants, qu’une délégation des étudiants de l’IBTP venait d’échanger avec le Président de la République avant ses brèves vacances dans la province du Kongo Central. Selon des sources proches du Premier citoyen, une solution globale allait être trouvée par le gouvernement dès sa rentrée annoncée par la semaine prochaine.

            Il y a nécessité de diligenter une enquête parce qu’ on est sans ignorer qu’un acteur politique reçu sur le plateau d’une chaîne de télévision périphérique avait promis le chaos dans le but d’empêcher les investisseurs de venir en République Démocratique du Congo. L’enquête permettra de connaître les différents acteurs ayant collaboré ou commandité une telle opération de mise à sac de l’université de Kinshasa.

            En outre, sans enquête, les professeurs ayant perdu leurs véhicules et documents académiques de ne pas dispenser des enseignements à ceux qu’ils pourraient considérer désormais comme des ennemis.

            On apprend, aux dernières nouvelles que le Premier ministre, Sylvestre Ilunga, a présidé une réunion de crise en son cabinet de travail. On y a noté la présence du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, du ministre de l’ESU, de l’Administrateur Général de l’ANR et du Commissaire Provincial de la Police ville de Kinshasa. Le Chef du gouvernement a lancé un appel au calme en direction de l’ensemble de la communauté estudiantine de la RDC

Dom

COMMUNIQUE

Le commissariat provincial de la police nationale congolaise ville de Kinshasa informe l’opinion nationale et internationale que les étudiants de l’université de Kinshasa ont organisé, ce lundi 06 janvier 2020, une manifestation pour protester contre la hausse des frais académiques.

Cette manifestation qui devait se limiter à l’intérieur de l’université car l’autorité urbaine n’en a pas été informée officiellement, a été conduite au-delà de l’établissement universitaire troublant ainsi l’ordre public. La police qui était sur place pour encadrer la manifestation et éviter tout débordement, dans sa mission légale de maintien de l’ordre public est intervenue à coup des gaz lacrymogènes pour rétablir l’ordre et protéger les personnes qui n’étaient pas concernées par cette manifestation étudiante mais dont la quiétude a été troublée.

Le bilan de cette manifestation se présente comme suit :

– *7blessés graves et 2 légers du côté de la police*

– *11 personnes dont 5 étudiants interpellées*

– *le bâtiment administratif dont la salle Mgr Luc Gillon vandalisé*

– *le siège de l’association des professeurs de l’unikin saccagé*

– *l’agence BCDC unikin vandalisée avec intention de voler. Un coffre- fort a été forcé*

– *Un véhicule appartenant à un chef des travaux de l’ISTM incendié*.

De ce qui précède, le commissariat provincial de la police attire l’attention sur les éléments ci-après :

– *aucune arme létale n’a été utilisée durant cette opération de rétablissement de l’ordre public*

– *aucun policier n’est entré dans un home étudiant*

– *l’entrée de la police dans l’enceinte de l’université pour stopper les actes de vandalisme a été autorisée par la hiérarchie*

– *la police était déployée aux alentours de l’université depuis le dimanche 05 janvier 2020 pour empêcher les présumés bandits des quartiers environnements de profiter de la manifestation des étudiants pour poser des actes répréhensibles*.

Le commissariat provincial de la police nationale congolaise ville de Kinshasa félicite les policiers commis à cette opération pour leur professionnalisme.

Fait à Kinshasa, le 06 janvier 2020

Le commissaire provincial et commandant ville

*Kasongo Kitenge Sylvano*

Commissaire divisionnaire adjoint

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