Incidents de Lubumbashi : la Linafoot renvoie V. Club et Mazembe dos à dos

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Ojet : Notification décision sur le litige match retour TP MAZEMBE c/AS V.CLUB du 26/09/2010.

A Messieurs les Présidents Sportifs de l’AS V. CLUB ET TP MAZEMBE

s/c Vos Ligues Provinciales respectives 

Messieurs les Présidents,

            Nous venons par la présente vous notifier la décision du Comité de Gestion prise en sa réunion extraordinaire du vendredi 22 octobre 2010 et qui tranche le litige relatif aux incidents survenus lors du match retour du 26 septembre 2010 entre TP MAZEMBT et AS V.CLUB, Phase finale du 15ème  Championnat National 2009-2010 VODACOM Super Ligue, match joué au Stade de la Kenya.

            Le Comité de Gestion a examiné, à cet effet, les rapports du Commissaire et de l’arbitre du match, les conclusions des deux Commissions : celle des Arbitres et celle de Discipline et des Compétitions, conclusions prises dans leurs réunions respectives du 01 et 21 octobre 2010 sur le même litige. Le comité a terminé par l’examen de la plainte de l’AS V.Club sur les incidents survenus lors de ce match.

            De l’examen de tous ces éléments, les faits ci-après ont été retenus avant de les confronter aux textes réglementaires régissant notre football. 

l. Levée de la suspension du résultat pour raison d’enquête 

            Avant de statuer sur le litige, la suspension qui frappait le résultat du match MAZEMBE-V.CLUB du 26/09/2010 pour des raisons d’enquête a été levée. 

II. Faits saillants retenus dans les deux rapports

            Partant de la présomption de l’exactitude des faits relatés dans les rapports des Officiels, la preuve de l’inexactitude du contenu de ces rapports pouvant toujours être apportée, précise l’article 288 de R.G.S., il ressort de l’examen de ces rapports ce qui suit :

– Les rapports du Commissaire et de t’Arbitre du match retiennent que le match est allé à sa fin réglementaire sur le score de parité d’un but partout.

– Les mêmes rapports relèvent le jet de projectiles des supporters de MAZEMBE à l’endroit des joueurs de V.CLUB lors de [‘échauffement de l’équipe avant [e coup d’envoi et à la 58ème minute pour contester le hors jeu de leur joueur signalé par le 2ème  assistant

– Après le dernier coup de sifflet, l’arbitre note dans son rapport que les deux joueurs: Joël KIMWAKI lic. 10033 de MAZEMBE et Romaric ROGOMBE Lic. 51985 de V.CLUB ont voulu se battre. Ses assistants et lui-même sont allés les calmer.

            Le rapport du Commissaire par contre reste affirmatif sur ce cas lorsqu’il précise qu’il a vu l’arbitre central courir pour aller séparer les deux joueurs KIMWAKI et Romaric qui se battaient.

– Les rapports des deux officiels ne précisent pas lequel des deux joueurs a commencé mais ils sont concordants lorsqu’ils affirment que c’est à la suite de ce fait que les supporters de MAZEMBE vont profiter pour descendre sur la zone neutre et l’aire du jeu pour semer le désordre et jeter des projectiles, ce qui fera retarder la sortie des officiels et des deux délégations des équipes du stade jusqu’à 19 heures sous la garde de la ceinture de sécurité des éléments de la police nationale.

– Les deux rapports s’arrêtent sur les incidents à l‘intérieur du stade.

–  La suite de cette agression collective des supporters de MAZEMBE dans l’enclos du stade à la base de l’incendie du bus loué par V.CLUB pour transport de ses joueurs et d’autres infractions commises sur quelques véhicules et personnes par les auteurs non identifiés, fait partie d’un rapport circonstancié du Commissaire du match après qu’il ait pris connaissance de la situation globale le lendemain matin. 

III. Qualification des faits et sanctions 

            Les jets des projectiles commis par les supporters de TP MAZEMBE, leur envahissement de l’aire du jeu, leur violation de la zone neutre et leurs attitudes inconvenantes tombent sous le coup de l’article 80 du Code Disciplinaire de la FECOFA « CDF », qui exposent leur club à répondre du comportement de ses supporters par le paiement d’une amende correctionnelle de 1.000 $ US payable dans 8 jours suivant la notification ;

– suspension de l’équipe en cas de non paiement dans le délai arrêté ;

– réparation des préjudices causés, recensés et certifiés par la Commission d’enquête;

– possibilité de jouer son prochain match à huis clos en cas de récidive. 

B. Cas des joueurs Joël KIMWAI Lic. 10.033 de MAZEMBE et Romaric ROGOMBE Lic 51985 de l’AS V.CLUB. 

Les rapports des Officiels du match, sont contradictoires : l’arbitre estime que les deux joueurs voulaient se battre alors que le Commissaire affirme que les deux se battaient. Le rapport de l’arbitre allait primer parce que cela se passait sur l’aire du jeu (art. 288 de RGS).

La preuve contre I’affirmation de l’arbitre est apportée par le Club plaignant qui rejoint le Commissaire du match lorsqu’il décrit dans sa plainte que le joueur KIMWAKI est allé agresser Romaric à qui il va arracher la vareuse qui n’est jamais revenue à l’équipe. Le plaignant poursuit : « ce que montre NYOTATV n’est que la réplique de Romaric ». De ce qui précède, le Comité avait conclu que le rapport de l’arbitre était mensonger sur ce cas. La preuve du plaignant vient justifier cette inexactitude (art. 288 al 1 et 2 RGS) : Il y a eu bagarre entre deux joueurs parce que l’un a commencé, l’autre a répliqué : échange des coups selon le dictionnaire Robert Micro. Ainsi pour s’être bagarrés après le match, les deux joueurs Joël KIMWAKI lic. 10.033 de MAZEMBE et Romaric ROGOMBE lic. 51985 de V.CLUB tombent sous le coup de l’article 44 point 4 qui [es suspend de 4 matches, suspension assortie d’une amende de 50 $ US pour chacun.

Leur sanction s’étend à tous les matches officiels organisés par l’Entente locale et la Ligue provinciale auxquelles sont affiliés ces joueurs ainsi qu’à ceux organisés par la LINAFOOT (art. 34 et 35 al 2 du CDF). 

C. Le Comité statuant en qualité d’instance juridictionnelle qualifie le comportement coupable des supporters de MAZEMBE d’une agression collective au regard des infractions commises dans l’enclos du stade dont les auteurs restent non identifiés et de l’absence d’un autre groupe en face pour répliquer. Le Comité persiste en soutenant qu’il n’y avait pas bagarre dans le sens de l’article 44 de CDF comprise comme le définit aussi le dictionnaire Robert Micro, « échange des coups ».

            La position du comité est réconfortée par celle de la partie plaignante telle que tirée de sa plainte examinée au dernier point. Dans ce cas, le comportement des supporters de Mazembe qualifié de l’agression collective tombe sous le coup de l’article 45 du CDF. Cet article annonce la sanction sans préciser et le Comité le complète par les articles 67 et 13 du même Code.

De ce qui précède, les supporters de MAZEMBE étant retenus comme agresseurs :

– leur équipe répond de toutes les infractions commises par les agresseurs non identifiés, infractions retenues et certifiées par la Commission d’enquête

– elle dédommagera : toutes les victimes reconnues par la Commission après que cette dernière ait évalué tous les préjudices subis ;

– le capitaine de l’équipe est mis en garde avec menace d’une sanction grave en cas de récidive des supporters de son équipe suivant le même article complété par l’article 13 du même Code. 

D. Le résultat de parité d’un but partout ayant sanctionné la fin de ce match MAZEMBE – V.CLUB du 26 septembre 2010 a été homologué 

E. L’arbitre Didier MVIBUDULU écope suivant l’article 85 du CDF d’une suspension de douze mois pour avoir présenté un rapport incomplet et mensonger. Ce délai de suspension court à dater de la notification de la présente décision. 

F. La plainte de l’AS. V.CLUB

L’AS. V.CLUB a saisi ta LINAFOOT pour se plaindre des incidents survenus lors de ce match qui l’a opposé au TP MAZEMBE le 26/09/2010. 

Exposé des faits

            L’AS V.CLUB soutient que le match retour MAZEMBE – V.CLUB a été émaillé des incidents provoqués par les joueurs de MAZEMBE après le match et relayés par les supporters qui ont obligé l’équipe de quitter le stade plusieurs heures après le coup de sifflet final de l’arbitre.

L’AS V.CLUB promet de compléter sa plainte et met déjà en exergue certaines infractions dont elle était victime : coups et blessures, perte des caméras, appareils de photos et cellulaires ainsi que le bus à la disposition de l’équipe brûlé.

            Dans le complément d’Information à la plainte, l’AS V.CLUB dénonce les messages de haine contre le Club diffusés depuis jeudi 23 septembre par Nyota TV pour justifier la préméditation de ce qui était survenu le jour du match. Un CD Room accompagne la plainte en guise de preuve.

            L’équipe relève le jet des projectiles sur les joueurs et cite le gardien de but LUKONG victime d’un de ces projectiles à la jambe gauche lors de l’échauffement avant le coup d’envoi.

            La plainte affirme les jets répétés de ces projectiles durant le match et non sanctionnés et reconnaît que le match s’est terminé sur le score de parité d’un but partout.

            Après le coup de sifflet final, il est noté dans la plainte un spectacle inédit dont l’acteur principal est le joueur KIMWAKI et conclu que son agression sur le joueur ROMARIC de l’AS V.CLUB allant jusqu’à l’arrachage de sa vareuse non revenue à l’équipe jusqu’à ce jour, fait de lui le détonateur de la chasse aux V.Clubiens. Les images des TV indépendantes sur CD illustrent bien cela et non celles de Nyota TV qui ne montrent que la réplique de ROMARIC.

            L’équipe ne partira du stade qu’après 19 heures dans le bus de MAZEMBE couchée pour échapper au jet des pierres sur toutes les routes qui étaient barricadées et les véhicules soumis au matraquage.

            La liste des biens perdus est appuyée par les photos jointes à la plainte.

            La plaignante termine par la demande d’application de l’article 44.2 du CDF sous lequel, selon elle, tombe ce comportement. 

Examen de la plainte

            Après débat et délibération, la plainte a été jugée :

1. Recevable parce que toute la procédure de la saisine de l’instance, c’est-à-dire, la forme a été respectée par la partie demanderesse.

2. Non fondée quant à la sanction sollicitée qui ne correspond pas avec la qualification des faits.

            En effet, il est affirmé dans la plainte que les incidents ont été provoqués par les joueurs de MAZEMBE. Et le complément de la même plainte précise que le joueur Kimwaki a été le détonateur de la chasse aux V.Clubiens. Ce qui sous-entend que les supporters cités par la même plaignante sont la conséquence de la détonation. Le joueur n’étant ni officiel ni supporter, l’article 44.7 vanté du CDF ne trouve pas son application dans ce cas.

            De ce qui précède les actes commis après ce match trouvent leur application dans les articles 80, 45, 67 et 3 du CDF telsque jugés plus haut, et 44.4 du même Code pour les deux joueurs dont l’un a agressé et l’autre a répliqué comme avoue bien la partie demanderesse.

            La liste reprenant les dégâts commis cite le bus loué pour transporter les joueurs incendié et autres biens perdus lors de ces incidents (voir liste jointe à la plainte), cette liste est à verser à la Commission d’enquête pour certification des biens y repris, cela avant paiement par le Club des agresseurs.

            Autres sanctions sont celles retenues après examen des rapports des officiels ainsi que des conclusions des commissions.

            Quant aux discours de haine, ceux-ci échappent à notre répression parce que tenus dans le temps et dans l’espace ou l’Organisateur ne peut atteindre les auteurs de ces discours.

            Veuillez agréer, Messieurs les Présidents, l’expression de nos sentiments sportifs les meilleurs.

 

Pour la LINAFOOT

Le Président

Charles Mputu

Le Secrétaire National

Lambert Banza

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