Ifasic : des femmes journalistes recommandent la presse écrite aux étudiantes

0
81
A l’initiative de l’Union congolaise des femmes des Médias (Ucofem) en collaboration avec l’ONG américaine Search for common ground/Centre Lokole, un panel des femmes journalistes a échangé, lundi 20 janvier 2014, avec les étudiantes de l’Institut facultaire  des sciences de l’information et de la communication (Ifasic)  sur l’intégration de la femme dans les médias, particulièrement la presse écrite. Dans le lot des oratrices, Suzy Bakajika (éditrice de l’hebdomadaire Lisapo), Clarisse Museme (fonctionnaire au PNUD) et Christine Nyembo Feza (journaliste à l’ACP). Toutes, journalistes passionnées de la presse écrite, ont particulièrement démontré les avantages de cette filière à leurs interlocutrices, avant de les encourager à la suivre.
 En effet, sur fond des témoignages des unes et des autres, ces professionnelles ont particulièrement déploré le taux en baisse de la représentation de la femme dans la presse écrite. Selon des récentes études, ont-elles affirmé, seulement 15% des nouvelles diplômées embrassent la « Grande presse », alors que la majorité choisissent l’audiovisuel pour différentes raisons, singulièrement le vedettariat.
 Argument balayé par les tenancières de la presse écrite, celles-ci ont fait noter que, professionnellement parlant, les journalistes écrits ont plutôt l’accès facile aux sources d’information, contrairement à leurs collègues de l’audiovisuel qui ont besoin de la caméra et autres matériels pour accéder aux nouvelles.
Face aux détracteurs de cette presse, les oratrices ont seulement demandé aux futures journalistes de faire la différence dans leur façon de travailler. « Soyez ambitieuses, distinguez-vous dans la manière d’écrire vos papiers et surtout évitez la loi du moindre effort… » a martelé Clarisse Museme, ancienne journaliste au Soft International.
          Somme toute, ces journalistes congolaises ont, au cours de cette journée d’échange, répondu aux questions des étudiantes, faisant ainsi de la promotion de la femme dans les médias écrits leur cheval de bataille en vue de pallier tous les stéréotypes développés contre ce «genre» dans la corporation.
          Il convient de noter que ce projet « Média : Voix pour tous » est une préoccupation visant à intégrer la femme dans le média au même titre que son partenaire homme dans le contexte de l’approche homme-femme pour un développement harmonieux et durable. Concrètement, il vise la promotion de la Voix des femmes dans le secteur médiatique, l’accroissement de la diversité au sein du secteur médiatique dans la région des Grands Lacs, le renforcement de l’engagement des femmes dans le journalisme, ainsi que l’accroissement de l’accès de la population à des programmes médiatiques de qualité et sensibles dans le domaine du genre.
 Tshieke Bukasa
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*