Hydrocarbures : Perenco dote la RD Congo de sa première station-service à gaz

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La République Démocratique du Congo dispose désormais de sa première station-service à gaz. Elle appartient à la société pétrolière Perenco. Le ministre national des Hydrocarbures, Rubens Mikindo Muhima, a procédé à son inauguration le vendredi 22 novembre 2019 dans la ville côtière de Muanda, dans la province du Kongo Central, où ladite station est installée.

Cette station-service permettra d’approvisionner des véhicules équipés des moteurs utilisant du gaz comprimé à la place du carburant. Cette innovation technologique a apporté un plus aussi bien pour le pays que pour la société elle-même. Car, tous les véhicules à gaz de Perenco s’y approvisionnent.

Satisfait de cette avancée technologique, le ministre d’Etat Rubens Mikindo Muhima a émis le vœu de voir le projet s’étendre sur toute l’étendue du territoire national, surtout que la RDC dispose d’énormes réserves de gaz dans sa partie orientale.

            Même sentiment partagé par le Directeur général de Perenco REP et MIOC, Grégoire De Courcelles, pour qui cette station-service à gaz est une grande fierté pour la filiale RDC et l’ensemble du groupe Perenco. « C’est une grande première qui s’opère pour la République Démocratique du Congo avec ce système qui a non seulement le mérite de valoriser les ressources locales en gaz, mais aussi d’apporter une solution utilisant des véhicules moins polluants ». On signale que Perenco a déjà développé cette technologie de station-service à gaz dans certaines filiales africaines, notamment au Gabon.

Données techniques

            La station-service à gaz comprimé de Perenco est localisée à 4 kms de la centrale électrique de Kinkasi, d’où est tirée la ligne de gaz qui l’alimente. Le gaz utilisé pour les véhicules est le même que la société envoie à la station locale de la SNEL pour faire fonctionner ses générateurs à gaz.

            Le gaz qui arrive à la station est séché sur place à l’aide d’un dispositif appelé « sécheur », puis passe au niveau des compresseurs à 4 étages. La pression d’entrée est de 5,5 bars ou 80 PSI. Chaque  étage du compresseur remonte la pression jusqu’à atteindre 250 bars de pression. C’est à cette pression que le gaz est conservé dans les 5 réservoirs de stockage, dans l’attente du ravitaillement des véhicules. Voilà le gaz utilisé comme carburant automobile. Il est utilisé sous forme de gaz à l’inverse du GPL qui est stocké à l’état liquide.

            Par ailleurs, on indique que la station-service à gaz de Muanda est équipée de différents dispositifs de sécurité : détecteurs de gaz, extincteurs, vannes de sécurité. Il est interdit de fumer et de téléphoner à proximité, etc.

            On renseigne que les réservoirs des véhicules à gaz sont composés d’acier de haute résistance et sont soumis à des tests extrêmement poussés. Ce sont des réservoirs qui résistent mieux qu’un réservoir à essence, explique-t-on.

            Une inspection périodique des systèmes d’allumage et électrique des voitures est prévue tous les 15.000 km, le remplacement des filtres à gaz tous les 20.000 km, et l’inspection du réducteur tous les 40.000 km, avec un contrôle d’étanchéité du système à chaque intervalle.

            Par ailleurs, Perenco dispose depuis une quinzaine d’années d’une centrale à gaz de 20 mégawatts pour besoin d’exploitation onshore et offshore, et une partie de l’énergie électrique générée est envoyée à la station locale de la Snel pour la desserte de ses abonnés de Muanda.

            Le DG de Perenco REP et MIOC annonce la réalisation prochaine d’un grand projet de centrale à gaz dénommé « Gas To Power Muanda ». Sa matérialisation aidera le gouvernement à faire face au déficit énergétique que connaît actuellement le pays.             Sa construction prendra 24 à 30 mois, et sera installée à côté de celle actuellement existante.  Elle aura une puissance de 80 mégawatts dans sa première phase, et atteindra 150 mégawatts dans sa seconde phase, ce qui permettra d’alimenter en énergie plusieurs villes et localités du Kongo Central et du reste du pays. Elle apportera également une bouée d’oxygène en termes de croissance des recettes de la province et de l’Etat central.                 Dom

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