Hommage aux combattants de l’UDPS tués les 19 et 20 septembre 2016 Tshisekedi de coeur avec sa base

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Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Etienne Tshisekedi, a rendu un vibrant hommage aux six combattants de son parti fauchés dans la nuit du 19 au 20 septembre 2016, en plein service de garde à la permanence située sur la 11me Rue, le long du « Petit boulevard », dans la commune de Limete.
Accompagné de son épouse, il a déposé six couronnes de fleurs devant chacun des six cercueils contenant les dépouilles des disparus.
Des combattants de l’UDPS et du Rassemblement venus de quatre coins du pays pour assister à ces obsèques ont réservé un accueil, délirant au chef de file de l’opposition congolaise. Coiffé de son « muniere » traditionnel, l’inusable opposant a eu droit comme d’habitude à un impressionnant bain de foule.
Des combattants qui avaient envahi le « petit boulevard », ont improvisé une caravane motorisée pour raccompagner son cortège  jusqu’à sa résidence, sur la rue Pétunias, dans la commune de Limete, à quelques encablures de la permanence de l’UDPS.
Plusieurs leaders du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, dont Etienne Tshisekedi pilote le Conseil des Sages, sont venus exprimer physiquement et moralement leur solidarité à la famille UDPS. C’était le cas notamment de Martin Fayulu, député national et président de l’ECidé, qui vient de rentrer au pays fraichement après un court séjour en Occident mais qui a tenu à participer aux funérailles des combattants de ce parti. On a reconnu également l’honorable Gilbert Kiakwama, une des têtes pensantes de cette plate-forme politique.
Dans son mot de circonstance, le Secrétaire Général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund a Kabund a renouvelé l’hommage du parti aux nouveaux six martyrs de la démocratie qui ont payé de leur vie pour défendre la Constitution de la République.
«Le sang de ceux qui sont tombés va libérer le Congo de toute dérive dictatoriale », a-t-il martelé, avant d’ajouter que le sacrifice de ces vaillants combattants de la démocratie devait réconforter la population congolaise à mettre en application l’article 64 de la Constitution qui autorise tout citoyen à s’opposer à tout individu ou groupe d’individus qui cherchent à conquérir ou à conserver le pouvoir par des voies non démocratiques.
            Après avoir décrit toutes les péripéties macabres  qui ont conduit à l’élimination physique de ces combattants morts calcinés alors qu’ils gardaient avec dévouement la permanence de leur parti, ce haut cadre de l’UDPS a fustigé le fait que ces regrettés compatriotes étaient soient par des éléments des forces de l’ordre et de sécurité, pourtant censés assurer la protection des personnes et de leurs biens.
« Mon fils avait terminé ses études universitaires depuis plusieurs années. Faute d’emploi, il se consacrait au sein de l’UDPS au combat pour l’instauration d’un Etat de droit qui devait garantir le bien-être de tous les Congolais, sans discrimination », a témoigné la mère d’un des combattants décédés.
            . On a une forte présence policière non seulement dans le périmètre immédiat de la permanence de l’UDPS mais aussi dans plusieurs points stratégiques de Kinshasa, notamment le rond-point de la Victoire, les croisements Université-Bongolo et Université – Sendwe-Lumumba, la place commerciale de Limete, entrée 10me Rue Limete, l’Echangeur de Limete, les arrêts De Bonhomme, Ma Crevette, Ndjili quartier 1, Tribunal (non loin du couloir Kimbuta), Bitabe (Marché de la Liberté), BKTF (maison communale de Masina), Pascal, Kingasani/Terminus. Des policiers avec des équipements anti
            Après la longue cérémonie de dépôt de couronnes de fleurs, c’est finalement vers 14 heures que les six disparus ont été conduits vers leur dernière demeure, au cimetière de Kinkole, dans la banlieue Est de Kinshasa.
            Tout au long du cortège funèbre, les combattants ne cessaient de scander des slogans hostiles au pouvoir en place, accusés d’avoir commandité les tueries des 19 et 20 septembre 2016.
            Nous avons appris, aux dernières nouvelles, que des éléments en uniformes ont arraisonné, à la hauteur de MPASA, un bus Transco à bord duquel se trouvaient des militants de l’UDPS qui revenaient du cimetière. Plusieurs arrestations ont été opérées  dans le rang de ces derniers par des hommes en uniformes sans raison pausible, et conduits vers une destination inconnue. Affaire à suivre.
ERIC WEMBA
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