Hommage à un écrivain congolais de renom : colloque sur Kadima Nzuji à Lubumbashi

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Le poète, romancier, critique littéraire, Mukala Kadima Nzuji sera honoré à Lubumbashi. Des écrivains  congolais , entre autres Yoka, Ndaywel, Masegabio….. et en provenance de quatre coins du monde  sontinvités à un colloque international  qui aura lieu dans la capitale cuprifère du 23 au 25 janvier 2O14. Organisé par le Centre d’Etudes Littéraires et de Traitement des Manuscrits « Celtram » avec l’appui du Centre Wallonie Bruxelles « CWB », cette « fête »  sera parrainée par le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi.
 Le célèbre homme des lettres, professeur à l’Université Marien Ngouabi, fera sa communication lors de la journée inaugurale.
Les  personnes associées à ces journées d’hommages vont parler à tour de rôle des différentes facettes de Mukala Kadima.
Ces informations émanent de Huit Mulongo Kalonda, directeur général de Celtram qui a animé une conférence de presse hier mardi 14 janvier 2O14 à la Délégation de la Wallonie Bruxelles « DWB ». Il avait à ses côtés, Kathryn Brahy, la déléguée du CWB, le prof Yoka, directeur général de l’INA…
            On a également noté la présence d’un grand nombre d’écrivains et dramaturges congolais.
Le prof Mulongo a fait observer que lui et ses pairs du Celtram font du sacerdoce pour asseoir notre littérature.  L’autre problématique est celle de l’enseignement de la littérature congolaise dans nos écoles secondaires et universités. A Lubumbashi, on s’y intéresse.
            Ce rendez-vous  s’inscrit dans la logique d’une tradition inaugurée en 2OO8 avec l’organisation d’un événement similaire dans la même ville en l’honneur du professeur Ngal, a-t-il indiqué.
Et d’ajouter qu’en initiant  cette grande messe de la culture, le Celtram veut  rendre hommage à un géant de la littérature pendant qu’il est encore vivant.  Il  a affirmé qu’il  a profité de sa casquette de directeur du cabinet du gouverneur du Katanga pour amener celui-ci à parrainer le colloque
            Le  ministère provincial de la Culture et d’autres bienfaiteurs ont accepté à leur tour de prêter main forte aux organisateurs du colloque , a souligné le prof Mulongo.
Mérites
            «J’ai beaucoup d’estime pour Mukala Kadima. Il est l’un des pionniers de la littérature congolaise  A l’époque où il était  chef des travaux, il s’est résolu à établir une bibliographie de la littérature zairoise.», a souligné le numéro un du Celtram.
            Compté parmi les premiers Congolais de sa génération à fouler le sol européen, il s’est mis à l’idée de défendre une thèse sur la littérature congolaise.  Bien d’autres Congolais lui ont emboîté le pas plus tard.  Depuis lors, Mukala Kadima  fait partie de la crème de la littérature francophone et des « écrivains exportables ». Le mot est d’un de ses admirateurs expatriés, a souligné le prof Mulongo.
            Quant à l’opportunité d’organiser une conférence de presse dans la capitale, l’orateur l’a justifié par le poids  culturel, économique.. qu’occupe Kinshasa en RDC.
            Les questions des journalistes et d’autres personnes présentes à la DWB ont porté sur la nécessité de jeter un pont entre les aînés et des jeunes  écrivains congolais, ou encore de créer un collectif pour mieux faire rayonner la littérature congolaise ou encore l’oubli des animateurs de l’Union des écrivains congolais « Ueco » …..
            Masegabio Nzanzu, ministre honoraire de la Culture, a rappelé  la situation d’antan où l’Etat  s’investissait pour le rayonnement de belles lettres, précisant par la même occasion avoir bénéficié de ce soutien.
            Yoka lye Mudaba a fait savoir qu’on peut profiter des « retrouvailles » de Lubumbashi pour créer un collectif.
            Huit Mulongo a relevé les contraintes budgétaires qui ne leur ont pas permis d’inviter un plus grand nombre des personnes au colloque. Il a déclaré que les  « non invités » peuvent toujours les  rejoindre  s’ils peuvent le faire et seront les bienvenus. Il est revenu sur la manière cavalière dont on parle de la littérature congolaise dans nos écoles.
            En sa qualité de maître des céans, Kathryn Brahy a souhaité la bienvenue à tous ses hôtes tout en soulignant l’importance du rendez-vous de Lubumbashi.
Jean- Pierre Nkutu
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