Hausse du prix du sucre : la Sucrière de Kwilu-Ngongo s’explique devant la ministre de l’Economie

0
114

Suite à la hausse des prix du sucre brun sur le marché, la ministre de l’Economie Nationale, Acacia Bandubola, a convoqué hier lundi 27 janvier 2019 dans son cabinet de travail, les hauts responsables au plus haut niveau de la Sucrière de Kwilu-Ngongo. Il était question d’éxaminer les raisons principales de cette flambée et envisager des solutions pour soulager la population.

            Au cours de leurs échanges, le Directeur Manager de la Sucrière de Kwilu-Ngongo, Jean Arthur Pilot Lagesse, a fait savoir que sa compagnie subit les effets du glissement du taux de change qui se négocie dans  certains coins de la ville à 1 750 fc.  Aussi,  les conditions météorologiques n’ont pas permis à sa société d’atteindre les prévisions fixées pour la récolte.

            En effet, la prévision attendue était projetée à 100 000 tonnes l’an. Malheureusement, celle-ci n’a pas été réalisée. C’est ce qui justifie, selon lui, la spéculation des prix sur le marché.

            « Il faut savoir tout d’abord que l’évolution des cours du prix du sucre sont cycliques et je suis assez confiant que le prix va retourner à des normes acceptables par rapport à ce qui est fixé actuellement sur le marché. Concernant les causes de cette augmentation, il importe de savoir que les cours sur le marché mondial ont augmenté de 37%… la sucrière a fait une campagne en-deçà de ses expériences  due à des raisons climatiques… Nous avons produit moins de sucre que nous espérions avoir.  Mais nous vous rassurons qu’on fera de notre mieux pour qu’il n’y ait pas rupture de stock sur le marché. Malheureusement, on ne peut pas mettre la quantité du sucre sur le marché comme on l’avait souhaité au départ. », a expliqué le patron de la Sucrière de Kwulu-Ngongo.

            S’agissant de la mauvaise récolte, Célestin Twite, Secrétaire Général à l’Economie Nationale, a expliqué que selon les informations reçues de cette compagnie, la quantité de sucre qu’elle met sur le marché  de Kinshasa et ses environs  est évaluée à plus ou moins 7750 tonnes le mois. Mais à ce jour, poursuit-il, la sucrière n’offre que 4500 tonnes c’est-à-dire qu’il y a  un gap d’à peu près 3 200 tonnes par rapport aux ventes normales. C’est ce qui fait  qu’il y a spéculation sur le marché au regard de la  loi de l’offre et de la demande,  loi basique du principe économique.

             «  Un sac de sucre qui se vendait à 32.000 fc est passé aujourd’hui  à 42.000 FC. Malheureusement, la sucrière n’a pas pu communiquer ses structures de prix au ministère de l’Economie alors que la loi l’y oblige », a martelé Célestin Twite.

            Ainsi, le S.G à l’Economie a indiqué qu’il a été convenu entre les deux parties qu’il y ait un prix d’équilibre qui doit être trouvé pour soulager tant soit peu la population. D’autre part, il a été demandé à la sucrière de communiquer au ministère de l’Economie, toutes affaires cessantes, la liste de tous ses distributeurs parce qu’il a été constaté qu’entre le prix de vente à l’usine et le prix de vente au consommateur, la variation est de plus ou moins 40%. Ce qui est énorme, selon lui.  Raison pour laquelle,  des instructions ont été données aux services de l’Economie en province (la division provinciale de  Kin-Est et Kin-ouest) de faire la surveillance sur le marché, en se référant de la liste que la sucrière va mettre à la disposition des experts du ministère. « Par cette même occasion, je lance un appel à tous les distributeurs de Kwilu-Ngongo de respecter la marge bénéficiaire légale. Les inspecteurs viendront vérifier cette situation  et les distributeurs récalcitrants trouveront la rigueur de la loi », a-t-il insisté.

            Créée en 1925 à Kwilu-Ngongo (République Démocratique du Congo), la Compagnie Sucrière est une société  d’économie mixte où l’Etat congolais est actionnaire à 40%.

Perside Diawaku

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •