GS Mont-Amba : le retour à la prise en charge dérange

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Dans le souci d’une bonne éducation de leurs enfants, les parents d’élèves de l’école primaire du mont Amba ont décidé, à l’issue d’une assemblée générale organisée par le comité des parents de prendre en charge une partie des frais de fonctionnement de l’école. Un montant de 5O dollars américains devrait être payé par chaque élève pour toute l’année. Quant à l’année scolaire 2019-2020, il n’est pas question de payer cette somme avant le retrait des bulletins comme exigé par les autorités de l’école. Deux raisons ont été avancées par les parents réunis en assemblée. Il s’agit premièrement des multiples grèves qui ont caractérisé l’année scolaire qui vient de s’achever. Suite à ces grèves, les enfants n’ont pas bien suivi les cours.

            La deuxième raison est qu’avec la pandémie de la Covid-19, les cours ont été suspendus. Ce qui a comme conséquence logique le partage des responsabilités. Quant aux parents qui avaient déjà payé les frais scolaires pour leurs enfants, avant que les autorités gouvernementales puissent décider de la gratuité au sein de cette école, ils sont tenus d’apporter les reçus auprès du comité des parents pour s’identifier, afin de procéder à la restitution de ce qui leur revient. Toutes ces décisions ont été prises après que tous les responsables et enseignants de l’école primaire présents dans la salle, soient sortis après avoir constaté que les débats tels que dirigé par le Président du comité des parents Gilbert Etambayela ne rencontraient pas leurs aspirations.

Un comportement anti démocratique

            «Du choc des idées jailli la lumière» n’a cessé de souligner le président du comité des parents qui avait la police des débats et qui ne voulait pas que la rencontre puisse se solder en queue de poisson comme cela est souvent de coutume au sein de cette école. Curieusement, ce sont les responsables de l’école qui ont tenté de sortir dans l’espoir de faire capoter les choses. Décidés de trouver une solution pour leurs enfants, les parents, unis comme un seul corps, sont restés dans la salle pour poursuivre les débats.

            Les autorités de cette école, n’ont pas digéré le fait que les parents validaient la somme de 50 $ comme contribution pour toute l’année. Et pourtant, dans son introduction, le président du comité des parents a fait savoir que cette somme de 50 dollars américains était adoptée avant la pandémie de la Covid-19. Malheureusement, trois jours avant le lancement du message aux parents, il y a eu fermeture des écoles par le président de la République.

   Déroulement

des Débats

            En ce qui concerne les débats, ils ont tourné autour de la circulaire interministérielle contresignée par les ministres de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique et celui de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Dans son contenu, la circulaire a clairement dit que les écoles d’applications, dont fait partie le groupe scolaire du Mont Amba sont prises en charge par l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Elles sont régies par les textes légaux et régulièrement réglementées. Ceux qui y travaillent sont des agents scientifiques et administratifs de l’ESU.  Ces écoles jouissent d’un protocole de partenariat avec les parents d’élèves… Mais, les mesures de gratuité prise par le Président de la République ne concernent que les écoles primaires.

            C’est autour de cette dernière nuance qu’ont tourné les débats « les écoles d’applications jouissent d’un protocole d’accord entre parents et écoles. Les mesures de gratuité ne concernent que les écoles primaires ». Pour les parents, bien qu’elle soit une école d’application, l’école primaire doit aussi être gratuite. Mais, vu le nombre du personnel, déjà mécanisé mais non ventilé, et après les déclarations du président du comité des parents qui a clairement dit  que le gouvernement pour le moment ne saura pas faire face au paiement des 3000 nouvelles unités mécanisées même si il y avait des frais de fonctionnement en provenance du gouvernement, il est impératif que les parents mettent la main dans la poche pour sauver l’éducation des enfants, car l’école éprouve des difficultés pour son fonctionnement et la réhabilitation de certains édifices délabrés. C’est de cette manière que, conscients de la situation, par consensus, les parents ont accepté le paiement de la somme de 50 dollars américains par année à partir de l’année prochaine en attendant que le gouvernement régularise la situation. Espérons que cette décision sera prise en compte par les autorités de l’école et qui devront remettre dès ce 30 septembre, les bulletins à tous les enfants et procéder à une rentrée scolaire apaisée le 12 octobre prochains. Ngalamulume

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