Groupement parlementaire AFDC : Mabunda accusée d’entretenir la confusion

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En dépit de leur auto-exclusion du parti AFDC (Alliance des Forces Démocratiques du Congo) et du regroupement politique AFDC/A (Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés) ainsi que de leur remplacement par de nouveaux membres par leur Autorité Morale, Modeste Bahati Lukwebo, la dissidence créée par Néné Nkulu continue de siéger au nom du Groupe parlementaire de cette famille politique à l’Assemblée Nationale. La lettre adressée par le précitée à la présidente de la chambre basse du Parlement, Jeanine Mabunda, en date du 11 juillet 2019, pour lui communiquer les noms de la nouvelle présidente du bureau de ce Groupe Parlementaire AFDC/A, Adèle Kayinda, et de ses nouveaux membres, apprend-on, est restée sans suite.

Aussi Bahati Lukwebo lui a-t-il envoyé une lettre de rappel des dispositions légales, en date du 9 septembre 2019, spécialement l’article 54 du Règlement intérieur de cette institution, pour corriger la situation. On peut y lire « qu’un député ne peut faire partie que d’un seul groupe parlementaire. Il exerce ce droit une seule fois au cours de la législature. Un député qui quitte son groupe parlementaire perd le droit de s’affilier à un autre groupe. Il devient non-inscrit. Chaque député est membre du groupe parlementaire auquel appartient le parti politique dans le cadre duquel il a été élu. Les groupes parlementaires sont constitués pour la durée de la législature ».

            A l’AFDC/A, on s’étonne que la confusion persiste. D’où, on n’hésite pas à pointer un doigt accusateur en direction de la présidente de l’Assemblée Nationale, soupçonnée de vouloir entériner le dédoublement de ce groupe parlementaire. Cela se constate notamment lors des réunions de la Conférence des présidents des groupes parlementaires, au cours desquelles l’AFDC/A est représentée par des délégués déjà disqualifiés par le chef de leur regroupement politique.

            Selon plusieurs sources, le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Kabund, exige que le dossier lui soit transmis pour traitement, car c’est à son niveau, selon le Règlement intérieur, que sont traitées les questions relatives au fonctionnement des groupes parlementaires. Une crise ouverte est à craindre si la présidente continue d’empiéter sur les prérogatives de son vice-président.

            Par ailleurs, la justice, également saisi du dossier, reste muette, alors que la tension monte au niveau de différentes bases de ce regroupement politique, à Kinshasa comme en province. A Bukavu par exemple, une tentative d’implantation d’une antenne pirate de l’AFDC/A par des dissidents a failli faire couler le sang, des militants ayant dispersé les imposteurs à coups de pierres. La provocation était osée car Bukavu se trouve être le fiel électoral de Modeste Bahati, qui le partage avec Vital Kamerhe, Autorité morale de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) et Directeur de cabinet du Chef de l’Etat.

            Les observateurs pensent que pour éviter le pire, il y a lieu que le Bureau de l’Assemblée Nationale et la justice fassent diligence pour mettre la dissidence hors d’état de nuire.

                                        Kimp

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