Le Groupe de travail des OSC pour l’apolitisme de la PNC et le respect des Droits de l’Homme

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police judiciareAu moment où la RDC traverse une zone de fortes turbulences politiques, ayant entraîné de graves violations de droits de l’Homme, le vol en éclats de la cohésion nationale et la condamnation de notre pays, par toute la communauté internationale, les organisations de la société civile impliquées dans l’accompagnement du secteur de sécurité et des élections, se sont réunies la semaine dernière, pour analyser la situation politique délétère qui prévaut actuellement dans notre pays , afin de proposer des pistes de solutions aux dirigeants, ainsi qu’aux acteurs politiques de deux grandes familles politiques ( la majorité et l’opposition) et à leurs collègues de la société civile.
 
De l’examen de la crise politique qui sévit en RDC, tous les signaux indiquent que nous cheminons lentement mais sûrement vers la déflagration. Les incidents survenus lors de la manifestation pacifique de lundi 19 et mardi 20 septembre 2016, n’ont-ils pas dévoilé le caractère volatile du climat sécuritaire à Kinshasa, siège des institutions, et dans le reste du pays ?
Au regard de l’actuel contexte politique et sécuritaire, RRSSJ, Renadhoc, NSCC, Cego, Acidh, ACAJ, VSV, Sofepadi et la Coordination de la société civile du Nord-Kivu, se sont rappelés que les élections de 2006 s’étaient déroulées sous le crépitement des armes de guerre, tandis que celles de 2011 étaient qualifiées de catastrophe électorale. D’où des inquiétudes qui dominent tous les esprits.
            Elles ont alors condamné les tueries répétitives du territoire de Beni, non sans déplorer l’enlisement sécuritaire, la polarisation de la vie politique et le recul du débat démocratique. Dans cette crise politique majeure, il a été stigmatisé la répression disproportionnée des manifestations politiques, ainsi que le retard dans la conduite et le déroulement du processus électoral.
            Ces Organisations de la société civile ont également évoqué les balbutiements des travaux du dialogue politique qui souffre cruellement de l’inclusivité et dont l’issue n’augure pas la totale décrispation du climat politique, le replatrage de la cohésion nationale, la restauration de la démocratie et l’organisation des élections démocratiques, libres, transparentes et apaisées dans les délais constitutionnels pour une alternance au sommet de l’Etat. Et cela sans effusion de sang.
 
Priorités : respect de la Constitution et des libertés fondamentales des citoyens
 
            A l’issue de leurs cogitations, ces ONG ont recommandé au chef de l’Etat de rompre le silence et de se prononcer clairement sur la fin de son mandat en s’en tenant au respect de son serment constitutionnel. Elles ont recommandé au gouvernement des actes tendant à favoriser la décrispation du climat politique, la non répression de manifestations publiques à travers notamment la libération des prisonniers ou des détenus politiques et d’opinions, et d’allouer à la CENI des moyens conséquents pour l’organisation des élections en commençant par la publication du calendrier électoral sur base de contraintes constitutionnelles. Ce n’est pas tout.
            La police nationale congolaise devrait intérioriser et promouvoir le caractère apolitique de la police, conformément à la Constitution. Et renforcer les capacités des policiers dans la sécurisation des élections.
            A leurs collègues de la société civile, ils devraient s’investir dans le plaidoyer pour le respect de la Constitution et la sauvegarde des acquis de la démocratie, et organiser des sessions d’éducation civique et électorale.
                                                                                                            J.R.T.
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