Grève des transporteurs privés : large concertation autour de Kapika ce mardi

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Face à la grève des transporteurs du secteur privé qui a paralysé la ville de Kinshasa hier lundi 21 mai, le ministre d’Etat à l’Economie nationale, Joseph Kapika, a convoqué pour aujourd’hui mardi une réunion de toutes les institutions et structures concernées par la
question. Il s’agit notamment de la Banque centrale du Congo, de l’Inspection générale de la Police nationale congolaise, de l’Hôtel de ville de Kinshasa, des responsables des sociétés d’Etat du secteur de transport en commun (Transco et New Transkin), ainsi que de
l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO).

La Banque centrale, c’est pour rassurer la population des dispositions prises quant à l’impression des petites coupures en vue de permettre les échanges entre clients et transporteurs : l’IG de la PNC, c’est pour mettre fin aux tracasseries dans lesquelles versent certains de ses éléments commis au contrôle des véhicules dans le cadre de la lutte contre la criminalité lancée la semaine dernière par le Commissaire général. L’Hôtel de ville en tant qu’autorité
gestionnaire de la capitale devra également assister à cette réunion
dont on attend la solution à la situation.
Quant aux responsables des sociétés de transport d’Etat Transco et
New Transkin, et le syndicat des transporteurs privés réunis au sein
de l’ACCO, ils devront exposer le manque à gagner qu’ils observent en
rapport avec les réajustements des prix des produits pétroliers.
Le ministre d’Etat Joseph Kapika, qui a annoncé la convocation de
cette réunion hier lorsqu’il était interrogé sur la situation qui
prévalait dans la ville de Kinshasa, s’est dit convaincu qu’une
solution sera trouvée, à la satisfaction de tous, à l’issue de la
concertation entre les différents responsables concernés.
A propos du mouvement qui a paralysé la ville hier, il a reconnu
avoir été au courant des menaces de grève que brandissaient les
transporteurs du secteur privé. Mais, s’est dit profondément étonné
que cela soit arrivé alors que les choses devraient se passer
autrement après la réunion du week-end avec l’Hôtel de ville où le
président de l’ACCO avait lancé un appel à tous les chauffeurs de
vaquer normalement à leurs activités lundi.
« Nous étions au courant de la grève des transporteurs privés. Mais,
le week-end, après l’entretien avec l’Hôtel de ville, avons suivi le
président de l’ACCO appeler tout le monde au calme, et mentir même sur
le mot d’ordre appelant les chauffeurs à la grève », s’est-il exclamé.
Par ailleurs, il a reconnu que les chauffeurs réclament la baisse du
prix du litre du carburant à la pompe. Mais, a-t-il rappelé, c’est une
situation qui ne dépend pas de notre pays. Elle est due à
l’augmentation du prix du baril de pétrole au plan mondial, et la RDC
n’avait pas d’autres choix que s’aligner pour ne pas courir le risque
de connaître la paralysie due au manque du carburant.
Sinon, on ne parlerait même pas de grève mais plutôt de la paralysie,
a-t-il ajouté. Parce que rien ne marcherait en cas de crise de
carburant. C’est la vie nationale qui allait connaître la paralysie
dans tous les secteurs.
Dom

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