Grève des transporteurs à Kinshasa : halte aux arrestations arbitraires et amendes sans quittances

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La ville de Kinshasa a été paralysée hier lundi 12 juillet 2021. La principale cause a été la grève déclenchée par les conducteurs des taxis et mini-bus. Parmi les revendications, l’on a noté les arrestations arbitraires et amendes exigées par les éléments de la Police nationale congolaise.

            Postés à chaque Carrefour de la ville, les éléments de la Police nationale congolaise, toutes unités confondues, se livrent à des interpellations parfois sans motif valable. Toute fausse manoeuvre constitue une infraction. Ces éléments exigent une somme avant toute libération. Cette somme versée est non traçable étant donné que les éléments de la police qui la perçoivent ne donnent pas la quittance pour justifier le paiement de la taxe.

         Et pourtant, toute contravention routière, reste punissable par la loi, doit être sanctionnée par une amende à verser au compte du trésor public. 

         Lassés par ce comportement, les conducteurs des transports en commun qui veulent bénéficier du vent du changement qui souffle en République démocratique du Congo depuis quelques années, ont lancé des cris de détresse non pas pour faire souffrir leurs concitoyens, mais pour amener l’autorité à remettre les choses dans l’ordre. Il n’est pas normal de voir toutes les unités de la police nationale s’acharner contre les conducteurs.

         Autre mauvais comportement dénoncé est aussi la destruction des pneus des véhicules et la confiscation des plaques minéralogiques pour certains véhicules qui ne respectent pas le code de la route. S’il est vrai que rouler en sens interdit est une infraction du code de la route mais, la sanction n’est pas la destruction des pneus. La police nationale qui est censé faire respecter la loi doit elle même la respecter. En détruisant les pneus, l’agent de la police est coupable de destruction méchante. Aussi, un véhicule dont la plaque d’immatriculation a été arrachée n’est plus identifiable. Ce qui peut être à la base des fausses immatriculations dont peuvent se procurer un conducteur malhonnête.

         Il est temps que tous les services de la Police nationale congolaise fassent correctement leur travail. La police de circulation routière qui a le devoir de réglementer doit être contrôlée par la police des polices (PP). Cette pratique de voire la police des polices s’acharner sur les automobilistes ne doit pas continuer. Même chose aussi pour les services de sécurité communément appelés « bureau 2».

         Ceux-ci doivent rester fidèles à la mission leur assignée.Quant aux policiers «ujana», une mission claire doit lui être assignée et des sanctions exemplaires doivent infligées à tout élément qui violerait les consignes.

Yves Kadima

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