Grève des chauffeurs : la place “Sakombi», un enfer pour les transporteurs

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Des jeunes disaient aux chauffeurs : « Bozali komona te que mboka ezali kotambola na trucages »
Ils ont assuré hier le succès de la grève des chauffeurs sur la place dite « Sakombi » à Kintambo- Jamaïque. Ils étaient déjà
nombreux, très tôt  matin pour empêcher à tout véhicule de faire le transport public.  Ils étaient là avec leurs bâtons et s’attaquaient aux taxi-bus, taxis et motos qui osaient enfreindre le mot d’ordre de la grève.
Dispersés sur un espace de plus ou moins un kilomètre le long de l’avenue Benseke, ils laissaient passer seulement les véhicules des particuliers, surtout ceux ayant des écoliers à bord. Les autres véhicules des particuliers changeaient de statut dès que le chauffeur s’arrêtait pour faire descendre quelqu’un. A ce moment-là, pour les
jeunes, le véhicule servait au transport. Des bâtons s’abattaient alors sur le véhicule au point que certaines personnes étaient contraintes de descendre et laisser le chauffeur tout seul.
 
Selon une demoiselle, un chauffeur d’un taxi-bus de marque Hiace a vu le pare-brise de son véhicule cassé alors qu’il avait accompagné une famille au cimetière de Kintambo pour un enterrement.
Pour les jeunes, aucune raison ne pouvait justifier la présence d’un véhicule de transport public sur le chaussée ce jour-là.
Un chauffeur de taxi ayant commis l’imprudence de prendre des clients secrètement à une trentaine des mètres et ne sachant pas que tous ceux qui étaient dans ces parages faisaient respecter la grève des chauffeurs, a vu un bâton s’abattre sur sa  voiture et lui-même encaisser quelques coups de poing au visage. Heureusement pour lui, il a eu la force de faire démarrer sa voiture avant que la grande masse des jeunes n’arrive sur les lieux.
Quelques motos ont réussi à transporter des clients entre le Camp Luka et la station Macampagne, en évitant de passer par «Sakombi». Ils utilisaient des raccourcis en passant notamment derrière le centre catholique Nganda.  Mais ceux qui arrivaient à la station Macampagne ne savaient où aller tant le transport public était pénible.
A quelques chauffeurs qui étaient attaqués, des jeunes gens leur disaient «Bozali komona te que mboka ezali kotambola na trucages » Vous ne voyez pas que le pays évolue avec des trucages).  Au-delà de la grève des chauffeurs, les jeunes avaient aussi un message lié a la gouvernance à transmettre au gouvernement.  
 
Jean- René Bompolonga
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