Grève annoncée à la CVM, la RDC menacée de paralysie !

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Le syndicat du personnel de la CVM (La Congolaise des Voies Maritimes)
a saisi qui de droit de sa décision de décréter un arrêt total de
travail à partir du mercredi 12 juin 2019. Selon le cahier de charges
en circulation à Boma, siège de ses installations techniques, il est
attendu de l’Etat congolais la résiliation du contrat liant la CVM et
la firme Dredging de Belgique depuis 2015, pour le dragage
complémentaire dans le bief maritime, avec le concours de sa drague
très puissante à désagrégateur « Orwel » de 3.500 mètres cube de
puits. La seconde exigence porte sur le paiement par la LMC (Lignes
Maritimes Congolaises) à la CVM de la créance provenant de l’Agence
Maritime Belgique « Marine Invest » au sujet de la redevance d’escale
RVM et SCTP (Société Commerciale des Transports et des Ports) des
navires desservant l’axe Boma/Matadi.
Ces fonds en souffrance, indique-t-on, pourraient permettre à La
Congolaise des Voies Maritimes de disposer d’une bouffée d’oxygène
financière pour régler un certain nombre de ses problèmes de
fonctionnement, et aussi que les 20 mois d’arriérés de salaires de son
personnel.
        Selon des spécialistes des questions maritimes, un éventuel mouvement
de cessation de travail du personnel de cette entreprise pourrait
avoir de graves conséquences pour le pays, notamment le blocage
d’environ 70% des échanges commerciaux avec le monde extérieur, en
termes d’importations et d’exportations. Car, tous les produits qui
transitent par le bief maritime (minerais, vivres frais et secs,
outils, véhicules, grumes, médicaments, intrants bureautiques,
agricoles, informatiques et autres, matériels électriques, etc.)
seraient aussi frappés.
        Ainsi qu’on le sait, la République Démocratique du Congo est un pays
semi-enclavé, dont l’unique débouché se trouve être le bief maritime
du fleuve Congo, entre le port de Matadi et Banana, sur l’océan
Atlantique, sur un parcours de 150 km.
La CVM joue, sur le bief maritime congolais, un rôle comparable à
celui d’un « cantonnier » en vue de garantir la navigabilité du fleuve
Congo dans son cours inférieur.
                         Kimp

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