Grève à la SCTP (ex-Onatra) : les têtes du DG Mukoko et de la PCA Katumwa mises à prix !

0
243

L’annulation du contrat avec la BGFIBank, de l’ordre de 30.000.000
Usd, souscrit par le Directeur général Mukoko Samba, remboursable à un
taux d’intérêt de 15% pendant 4 ans, l’hypothèque de 6 immeubles à la
hauteur de 42.500.000 USd et le paiement de 19 mois d’arriérés de
salaires figuraient au départ, au nombre des revendications des agents
de la SCTP (Société Commerciale des Transports et Ports) Mais après le
déclenchement, le jeudi 31 janvier, d’une grève dite illimitée, ils
ont intégré, dans leur cahier de charges non écrit, le limogeage du
Directeur général Daniel Mukoko Samba et de la Présidente du Conseil
d’Administration, Vicky Katumwa.

        Malgré le paiement en catastrophe du 13ème mois le vendredi le 1er
février 2019, la grève s’est radicalisée.
        Hier lundi 04 février, des pneus usagés étaient brûlés devant le
siège du bâtiment administratif, sur le boulevard du 30 juin, par par
des grévistes chauffés à blanc, qui scandaient des slogans et chansons
hostiles aux deux gestionnaires précités. L’agitation était à son
comble et le spectacle digne d’un carnaval, avec  fanfare, vuvuzela,
sifflets, casseroles, calicots et rameaux.
Comme si cela ne suffisait pas, des agents tournaient en rond avec un
cercueil sur lequel étaient collées les effigies de Daniel Mukoko et
Vicky Katumwa, symbole de leur « mise à mort » avant leur «
enterrement ».
        La présence de la police (robots) avec des jeeps dans la concession
de la SCTP était mal digérée par les grévistes, qui pensaient à une
intervention sollicitée par leur hiérarchie. La situation a failli
dégénérer quand des policiers ont tentés d’évacuer les pneus en feu.
Dieu merci, les policiers ont finalement renoncé à leur initiative,
laissant les manifestants déverser leur bile sur ceux qu’ils tenaient
pour les responsables de leur clochardisation pendant 19 mois.
        A ce stade, aucune démarche contraire ne pouvait les faire reculer
sinon le départ sans condition du tandem Mukoko-Katumwa  de la tête de
cette grande entreprise, considérée sous Mobutu comme l’épine dorsale
de l’économie congolaise avec plus de 26.000 agents et leurs
dépendants.
        Dans la foulée, l’on a appris que les grévistes ont adressé, en date
du 04 février 2019, à l’Inspectrice du Travail une lettre de désaveu
du Bureau National de la délégation syndicale et la délégation
syndicale de la SCTP/S.A, accusés de collusion avec la haute
direction.
S’exprimant sur Top Congo, Mukoko Samba a imputé la situation actuelle
qu’il a trouvée à sa nomination, à l’incapacité de l’incapacité de la
SCTP à générer des des recettes à même d’éponger les dettes, de payer
le personnel et de dégager des fonds pour le fonctionnement
 Jean-René Ekofo

  • 3
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •