Gratuité : des enseignants plaident pour le renforcement de sa mise en œuvre !

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La Synergie des syndicats des enseignants de la RDC, à savoir Syndicat National des Enseignants des Ecoles Conventionnées Catholique, Fédération de l’enseignement de la Centrale congolaise du travail, Force Agissante, Syndicat National des Enseignants des Ecoles Conventionnées Protestantes et Collectif des Femmes et Enfants pour la vie et le développement (Synecat-CCT-FA-SYNEP-COFEVID), a évalué les mesures de gratuité de l’enseignement dans les écoles publiques depuis la rentrée scolaire 2019-2020, au cours d’une assemblée générale tenue le samedi 28 septembre 2019, au siège de Synecat, dans la commune de Kalamu. En effet, après la longue bataille qui a consacré la gratuité de l’enseignement de base par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, elle  plaide maintenant pour la meilleure  qualité de l’enseignement.  Sur ce, la synergie exige du Président de la République de prendre une Ordonnance portant sur la gratuité de l’enseignement en RDC, en vue de sécuriser cette exigence constitutionnelle.  Un ultimatum à l’attention du gouvernement a été lancé, pour convoquer la Commission paritaire, et doter les écoles des frais de fonctionnement. Faute de quoi, il sera tenu responsable de toutes les perturbations qui en découleraient.

            En toile de fond, les enseignants ont dégagé trois constats positifs, à savoir la reconnaissance par le gouvernement du droit fondamental d’accès à l’éducation à chaque enfant congolais; l’acceptation par les enseignants de la politique de la gratuité qui confère à l’Etat son pouvoir d’être le seul Employeur des enseignants, et l’augmentation des effectifs d’élèves qui réduira à coup sûr les taux d’enfants de la rue.  Par ailleurs, ils ont déploré la non-convocation de la commission paritaire par le gouvernement pour déterminer le nouveau barème applicable à tous les enseignants et la prise en compte des Enseignants NP (Non payés) et NU (Nouvelle unité).  L’absence des mesures de sécurisation de la gratuité de l’enseignement donnant prétexte, à certains gestionnaires pour ne pas rembourser les acomptes perçus conformément aux directives du Secrétaire général à l’EPST et sommer les parents de payer les frais de motivation. Ils ont épinglé aussi l’absence de mécanismes de réalisation progressive de la gratuité de l’enseignement sur base d’un plan de financement efficient devant répondre aux besoins des écoles en terme des frais de fonctionnement.  

Dans la déclaration lue par Jean-Bosco Puna, Secrétaire général du Synecat et porte-parole, de la Synergie, il est demandé au gouvernement de convoquer la Commission paritaire Gouvernement-banc syndical pour fixer le nouveau barème des enseignants ainsi que les avantages sociaux y afférents; également de sanctionner les chefs d’établissements récalcitrants qui violent les dispositions relatives à la gratuité, tout en contraignant ceux qui ont perçu des acomptes de les restituer aux parents. Par rapport  au surnombre d’élèves, on exige la traçabilité du programme 1.000 écoles tel que prévu dans le plan intérimaire de l’éducation qui aurait dû résoudre le problème de pléthore des effectifs pour sauver la qualité de l’éducation; ensuite de restituer la gestion de la Mutuelle de santé aux enseignants, et de ne pas leur imposer une caisse de retraite aux contours affairistes.

            Quant au Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), il lui est demandé de s’impliquer personnellement pour faire respecter la mesure de la gratuité dans toutes les écoles conventionnées catholiques de la RDC, afin de ne pas ternir l’image de l’Eglise.

            Aux parents et Associations des parents, de ne pas céder aux intimidations des chefs d’établissements qui les obligeraient à payer les frais de motivation, les fournitures et uniformes car ces frais sont interdits par le gouvernement.  Il a également appelé les enseignants à soutenir la gratuité de l’enseignement en lieu et place de la prise en charge qui après 27 ans, les a exposés aux mutations et permutations punitives voire aux exclusions fantaisistes. Une façon de leur dire que les enfants des enseignants sont aussi concernés par la gratuité de l’enseignement. Ces professionnels de la craie ont pris rendez-vous le 5 octobre 2019 pour la journée dédiée aux enseignants à la Maison des Savoirs, et le 10 octobre 2019, à la place Golgotha de la Fonction Publique pour une grande assemblée générale des agents et fonctionnaires de l’Etat. 

Jean-René Ekofo

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