Gratuité de l’Enseignement : pillage organisé au SECOPE

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En cette période de rentrée scolaire où la gratuité de l’enseignement est confrontée à plusieurs obstacles, l’Inspection Générale des Finances se penche également sur le fichier de la paie des enseignants par la SECOPE (Service de Contrôle de Paie des Enseignants) pour identifier les fictifs. Plusieurs écoles ont été créées  à la faveur de la mesure de gratuité de l’enseignement primaire, alors qu’elles sont  inexistantes sur le terrain, déplore l’IGF. Elle a, en outre, diligenté  une mission de contrôle pour vérifier l’apparition de nouvelles unités dans paie avec de la gratuité de l’enseignement et aussi, examiner la situation des mises à dispositions des fonds au profit du ministère de l’EPST.

            Il se dégage de cette enquête l’existence de faux arrêtés antidatés de recrutements des agents de création des écoles, l’explosion du personnel enseignant pourtant principal destinataire de la gratuité  de l’enseignement, la prise en charge de nouvelles unités au détriment des anciennes unités non payées. Il y a aussi le paiement au titre de la paie des enseignants des montants supérieurs à la réalité.

L’IGF dénonce également le détournement de près de 62 milliards  de francs congolais dans la paie des enseignants et l’utilisation de fausses factures pour détourner les fonds mis à dispositions par l’Etat. Cette institution pointe du doigt  cinq hauts responsables du Ministères de l’EPST étant responsable de cette situation, et quelques agents de la direction de la paie ainsi que du trésor  et de l’ordonnancement.

            Il sied de rappeler  que c’est depuis la rentrée des classes que les écoles conventionnées notamment catholiques ne dispensent pas cours. Selon plusieurs sources, les enseignants exigent le respect du protocole d’accord de Bibwa signé le 18 décembre 2019, la paie de vrais enseignants « nouvelles unités » et le paiement du 2e et 3e palier des « enseignants payés ». Pour eux, cette situation est une source d’obstacle à l’amélioration de condition de vie de l’enseignant congolais.

Dans l’entre-temps, la confusion règne actuellement dans plusieurs écoles à travers la capitale où les parents sont sommés de payer déjà des frais de motivation et de primes d’encouragement aux enseignants alors que le programme sur la gratuité de l’enseignement initié par le gouvernement de la République, supprime tous ces frais annexes au sein des établissements publics.  Les élèves de 7e et 8e de certaines écoles à Kinshasa sont contraints de payer ces frais pour espérer participer aux cours pendant cette rentrée des classes. De bouche à l’oreille, les enseignants ou les gestionnaires d’écoles demandent aux élèves de transmettre le message à leurs parents.

Perside Diawaku

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