Gouvernement d’union nationale : des Ong dénoncent le putsch institutionnel de Kengo

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Zemanta Related Posts ThumbnailPour avoir déclaré publiquement l’éminence de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale à l’issue des concertations politiques, le co-président dudit forum Léon Kengo est l’objet des « tirs » croisés tant de la classe politique que de la société civile.

La dernière réaction à la déclaration du président du Sénat est celle du collectif des ong des droits de l’homme, faite hier mercredi 28 août en la salle de conférences de la paroisse Notre Dame de Fatima.

Dès le préambule de leur déclaration lue par Me Richard Bondo de l’ASF (Avocats sans frontières), les responsables de ce regroupement d’ong de défense des droits humains dénoncent la démarche du président de la chambre haute du parlement et co-président du forum, en la qualifiant de putsch institutionnel.

Après avoir rappelé l’objet desdites concertations tel que circonscrit dans l’ordonnance les convoquant, le collectif estime que l’idée de mettre en place un gouvernement d’union vise la déstabilisation des institutions politiques actuelles. Et cela ne peut pas permettre d’atteindre l’objectif de la paix et la concorde nationales.

Pour les signataires de la déclaration, Léon Kengo n’est pas à son premier coup fourré. Ils rappellent, à cet effet, quelques manœuvres politiques du passé mises au compte de Léon Kengo, notamment la modification de l’article 78 de l’Acte constitutionnel de Transition en vue d’obtenir la formulation selon laquelle le premier ministre viendrait de la famille politique à laquelle n’appartient pas le chef de l’Etat.

Sur la même lancée, les signataires prêtent au président du Sénat l’intention de vouloir rééditer son jeu politique d’antan qu’on lui reconnait à la faveur des concertations en vue d’être nommé informateur, puis formateur dudit gouvernement d’union pour avoir été le premier à l’annoncer.

En outre, ils fustigent un complot contre le peuple : « Le projet concocté, mijoté, programmé et annoncé par Monsieur Kengo wa Dondo poignarde le peuple dans le dos et participe d’un schéma putschiste pour accéder au pouvoir et l’exercer en violation de la constitution ».

Et de poursuivre : « Les délégués concertateurs n’ont reçu aucun mandat de déstabiliser l’institution gouvernement tant et si bien que l’ordonnance du 26 juin 2013 porte de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions dont le gouvernement en fonction. Celui-ci repose légitimement sur les articles 78, 90, et 91 de la constitution ».

Enfin, toujours dans le même chapitre de dénonciation, le collectif des organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme relève la transhumance politique dans la déclaration de Léon Kengo, en se référant à la définition du concept par le professeur Jean Louis Esambo.

« Le projet de Léon Kengo wa Dondo n’a rien de vertu que de déstabiliser non seulement le gouvernement en place mais également les formations politiques par le débauchage sur fond d’un gouvernement d’union nationale pour s’assurer, désormais, au grand dam de la majorité présidentielle, une véritable majorité dite gouvernementale dont il devient le leader incontestable et qui peut, à la longue, faire partir de l’impérium le président Joseph Kabila qui, en définitive, n’aura plus de majorité quelconque avec lui ».

Le collectif est composé de douze organisations dont huit ont apposé leurs signatures sur la déclaration. Il s’agit de l’ASF par Me Richard Bondo, de l’ACJ par Me Georges Kapiamba, GANVE par Jean Marie Kabanga, COSCCET par Rév. Père Amagelos, C.D.H par Augustin Mulunda Karul,    ADHG par Rose Wanswa, OCDH par Me Jacob Baluishi, CODHO par Me N’sii Luanda.

Dom

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