Gilbert Tshiongo appelle de tous ses vœux des investissements dans le secteur de l’Eau et assainissement

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 Le ministre de l’Energie, Gilbert Tshiongo Tshibinkubula wa Ntumba a ouvert hier mardi 13 avril 2010, au Grand Hôtel Kinshasa, les 2èmes Journées portes ouvertes (JPO) du secteur de l’eau et assainissement en Rd Congo. Ces journées qui vont du 13 au 16 avril 2010, connaissent la participation des ministères du Plan et de Développement rural. Ces travaux de quatre jours tourneront sur le thème : « Investir dans le secteur de l’Eau, de l’hygiène et de l’assainissement ». Ils ont pour objectifs de rendre visibles les énormes potentialités hydrauliques que regorge notre pays pour inciter les investisseurs tant publics que privés à investir dans ce secteur porteur.

Dans un discours sur le « Plaidoyer en faveur des investissements supplémentaires pour l’amélioration de la desserte en eau potable», le ministre de l’Energie a plaidé pour que tout soit fait pour le développement du secteur. Pour lui, il est anormal qu’un pays de 2.345.409 km2, regorgeant d’immenses ressources en eau ait seulement 22% de desserte en eau potable. Et pourtant le réseau fluvial, des plaines inondées et des lacs représentent 52% des réserves totales du continent et couvrent environ 86.080 km2 soit 3,5% de la superficie du pays. Il est donc temps qu’aussi bien les pouvoirs publics que le secteur privé  investissent dans le transport fluvial ; dans l’agriculture, l’élevage et la pêche et dans le tourisme.

Réforme de la Régideso : condition pour améliorer la desserte en eau potable.

Par ailleurs le ministre a montré que le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement constitue l’une des priorités de la stratégie de croissance et de la réduction de la pauvreté. Le gouvernement a pris un certain nombre d’engagement pour le volet « eau et assainissement » du DSCRP : porter le taux de desserte en eau potable de 22 à 40% d’ici 2015. Quant au sous-secteur de l’assainissement et hygiène, porter le taux de couverture en assainissement et hygiène de 9 à 45% à l’horizon 2015. Le ministre a aussi, dans un second exposé axé sur les « Orientations stratégiques sur la politique de l’hydraulique urbaine et la réforme de la Régideso », présenté la réforme de la Régideso et les difficultés rencontrées dans la desserte en eau potable à travers le pays à cause du vieillissement des installations.

La réforme est donc une question de volonté et des moyens. Il a, entre autre, souligné qu’avant l’indépendance, le pays était autosuffisant en matière de fabrication des produits pour rendre l’eau potable mais qu’actuellement tous ces produits sont importés, ce qui provoque un grand retard et une perte de devises pour la Rdc. L’urgence des investissements dans ce secteur est donc évidente. Il s’est fait compléter, à ce sujet, par l’Adg actuel de la Régideso.

Le ministre du Développement rural a également pris la parole pour un « Plaidoyer en faveur des investissements pour le développement durable des ressources en eau en RDC ». Il a invité les investisseurs à s’impliquer pour le développement du cadre paysan.

SAKAZ

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