Fusillade et rafle au bar «Libulu ya métro»

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23h, le mardi 4 mai 2010, devant le bar «Libulu ya métro», au n° 13 de la rue Lac-Moëro, quartier Citas, aujourd’hui Tshimanga, dans la Commune de Barumbu, un groupe de kuluna est en grosse dispute. Informée par on ne sait qui, une patrouille de la police arrive en ce lieu dans sa jeep. Les garnements détalent sans demander leur reste. Les agents de l’ordre passent leur chemin…

Deux heures plus tard, donc vers 1h de la nuit, surgit au même endroit, un véhicule sans plaque minéralogique ni numéro d‘identification avec une douzaine d’occupants, tous en civil avec Jacquette, ketches et chapeau à visière calé près des yeux. Chacun est muni d’un ou deux fusils de toutes marques. Les armes se mettent aussitôt à crépiter. La panique est totale. Ils tirent à volonté à balle réelle. Une fille est blessée. Un quadragénaire est atteint à l’épaule gauche. De Forta, un adolescent qui vient d’arriver d’Europe, reçoit deux balles dans les jambes.

Aucune cible précise. Tous les passants sont visés. Plusieurs jeunes gens sont neutralisés, délestés de leurs portables et du contenu de leurs poches, ligotés mains dans le dos puis jetés dans l’automobile pour rejoindre d’autres infortunés qui s’y trouvaient déjà. Ensuite, les hommes armés pénètrent dans le bar en tirant à volonté. Le propriétaire du bar, Steve de son vrai nom Stanislas Binga Makuma, se sauve après s’être relevé de sa chute. Les recettes du jour sont raflées. Pour éviter certainement de s’encombrer, le gros ordinateur de musique est abandonné pendant l’occupation du lieu. Bien entendu, tous les consommateurs avaient disparu par toutes les issues. Entre-temps, les tirs se poursuivent perforant quelques tôles. Des bouteilles de boisson sont placées dans des casiers et transportées dans leur véhicule.

Alertés par les crépitements des balles, les policiers du sous-commissariat d’Itaga, au n° 41, non loin de là, accourent. Mais, ils se contentent de suivre la scène en spectateurs, bien blottis au coin des avenues Kasaï-Itaga. Leur forfait consommé, les assaillants démarrent et s’évaporent dans la nuit pour une destination inconnue.

SIKI NTETANI MBEMBA

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