Frontières : frapper les anarchistes

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La République Démocratique Congo connaît un phénomène rare dans le monde où les postes frontaliers sont contrôlés par tout le monde et personne. Au niveau des aéroports, ports et voies de passage terrestres, les voyageurs et opérateurs économiques ont affaire à la fois aux agents de la DGDA (Direction Générale des Douanes et Accises), de l’OCC (Office Congolais de Contrôle), de la DGM (Direction Générale de Migration), de l’ANR (Agence Nationale de Renseignements), de l’Hygiène, des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), de la PNC (Police Nationale Congolaise), des régies financières des provinces, les bagagistes, etc. Il y a aussi ceux de la RVA (Régie des Voies Aériennes) ou de la Force Navale selon les cas.

                  Cette situation prévaut aussi bien dans les zones se trouvant sous l’entière contrôle du gouvernement qe celes où pullulent les forces négatives.

                  Si les agents de la DGDA, de l’OCC, de la DGM, de l’ANR et de l’Hygiène aux frontières agissent dans le cadre des missions leur dévolues, ce n’est malheureusement pas le cas pour ceux d’autres services qui se permettent parfois de devancer les précités aux pieds des avions, sur les ponts des bateaux et autres embarcations à moteur, à bord des véhicules en stationnement aux barrières routières, dans le dessein bien arrêté de tracasser et truander les voyageurs et les opérateurs économiques.

                  Il est courant de voir des militaires ou des policiers faire sortir des marchandises sans transiter par la douane ou l’OCC.

                  Au regard de l’anarchie qui règne aux postes frontaliers, à Kinshasa comme dans les provinces ayant des frontières avec les pays voisins de la RDC, leur réduction des services ne peut s’obtenir que si des sanctions tombent contre des militaires, policiers, agents des services spéciaux, bagagistes, agents des régies financières provinciales qui y sèment le désordre. Nombre d’observateurs pensent qu’en plus de frapper des éléments en uniforme ou des civils habitués à vivre sur le dos des voyageurs et opérateurs économiques aux postes frontaliers, l’on devrait sanctionner également leurs différentes « hiérarchies » qui donnent la nette impression de couvrir leurs forfaitures.

                  Si l’autorité de l’Etat, jusque-là plus ou moins absente, refait effectivement surface dans les aéroports, ports et frontières routières, et que les auteurs des abus de toutes sortes subissent la rigueur de la loi, l’ordre pourrait effectivement y revenir. Mais jusque-là, c’est la cour du roi Pétaud, à commencer par l’aéroport international de N’Djili.

                                                      Kimp

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