Fronde manquée à l’UDPS : les «putschistes» radiés !

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udps-logoLe Secrétaire général de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) vient de réagir avec vigueur à la tentative de déstabilisation de ce parti, initiée à partir de Bruxelles par une vingtaine de membres de sa diaspora, avec à leur tête un certain André Kalonzo Ilunga. Dans une déclaration datée du 22 septembre courant, Bruno Mavungu fait savoir aux cadres et combattants que le précité ainsi tous ses compères « putschistes » sont radiés et interdits de parler au nom du parti ou de l’engager.

            En sanctionnant rapidement et lourdement la bande à Kalonzo, le staff de l’UDPS a tenu à tordre le coup aux rumeurs ayant fait croire en la destitution d’Etienne Tshisekedi, élu démocratiquement à la tête du parti lors du Congrès de janvier 2011. Par parallélisme de forme, il n’y a qu’une telle instance qui est compétente pour prononcer sa destitution et non un « Conclave », organe inconnu de l’architecture institutionnelle de ce parti.

            On se demande quels dividendes politiques et financiers comptaient tirer André Kalonzo et compagnie d’une action téméraire lancée loin des cadres et combattants de Kinshasa ainsi que des onze ou vingt-six provinces du pays, dont les « Fédérations » constituent la véritable «base». D’aucuns aimeraient voir les faux dissidents tenter l’expérience d’une sortie publique à Kinshasa ou dans n’importe village de la République pour prendre la véritable température du magnétisme qu’exercent le « Mandela » congolais sur des millions de ses compatriotes.

            En toute objectivité, il est étonnant de parler de vacance à la présidence, quand on sait que le dernier acte en date de Tshisekedi est son communiqué du 13 septembre portant retrait de ses délégués au pré-dialogue avec le pouvoir. On peut se souvenir aussi qu’en janvier 2015, il avait salué, sur RFI, la bravoure des masses congolaises contre la tentative de tripatouillage de la loi électorale. Qui ignore la feuille de route de l’UDPS, sortie en février, au sujet de la crise congolaise, sous la signature de celui que l’on veut enterrer vivant ?

            Si les putschistes visaient le dédoublement de l’UDPS ou son éclatement, qu’ils relisent les pages de l’histoire nationale. Car celles-ci renseignent qu’après sa création en 1982 par les «  13 parlementaires » auteurs d’une lettre incendiaire contre le dictateur Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Za Banga, certains d’entre eux quittèrent Tshisekedi au milieu de la décennie ’90, pour intégrer le Comité Central du MPR/Parti-Etat. Seul, le précité tint la barque, en compagnie de nouveaux cadres, jusqu’au 24 avril 1990, date de la triste fin du monopartisme et de l’ouverture de l’ex-Zaïre à la démocratie.

            Lâchés par le Président-fondateur, Kibassa et autres dissidents firent amende honorable et reprirent leur place dans les instances dirigeantes de l’UDPS. Au lendemain de l’avènement de l’AFDL, Kibassa s’illustra par une nouvelle fugue et se permit de mettre en place une aile dissidente dénommée UDPS, exactement comme la « maison-mère ». Après sa mort, piqué par on ne sait quelle mouche, un de ses fils fit même enregistrer l’UDPS/Kibassa au ministère de l’Intérieur, en vue de lui permettre d’aligner des candidats aux élections de 2006 d’abord, puis 2011. Une fois ces scrutins passés, plus personne ne revendique l’UDPS/Kibassa, qui a fini par rejoindre son géniteur dans la tombe.

            Il faut signaler aussi qu’en son temps, feu Faustin Birindwa, débauché par Mobutu et promu Premier ministre en 1993 par les FPC (Forces Politiques du Conclave), en remplacement de l’élu de la Conférence Nationale Souveraine, Etienne Tshisekedi, crut provoquer la mort politique de ce dernier en initiant une aile dissidente de l’UDPS. On peut multiplier, à l’infini, des exemples des cadres qui tentent de poignarder Tshisekedi dans le dos, sans pour autant éteindre le flambeau du changement qu’il porte depuis les années Mobutu.

                                                                                                                Kimp

 

Declaration politique de la presidence du parti

La Présidence du Parti, Exécutif national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, s’est réunie ,sous la conduite du Secrétaire Général du Parti, ce mardi 22 Septembre 2015 au siège national sis 546, Zinnias Limete 10eme Rue, pour examiner les agissements déplorables des prétendus 26 membres du Parti résidant à l’étranger, en quête de positionnement et de gloriole, qui ont multiplié des rencontres et se sont rendus coupables de déclarations insolites au mépris des textes qui régissent l’UDPS ;

 

Après analyses, échanges et délibérations, rend publique la Déclaration suivante :

 

  1. Concernant le soit disant CONCLAVE: aucune disposition des Statuts ne prévoit un tel forum, donc il est illicite;
  2. Il n’a jamais existé de vacance à la tête du Parti; et les instances dirigeantes et compétentes de l’UDPS n’ont jamais constaté un tel fait insolite. Son Excellence Dr Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, Président du Parti, en qui tous les cadres et membres du Parti ont leur confiance, continue à présider, de main de Maître, aux destinées de l’UDPS, principale force politique de la République Démocratique du Congo; La tenue dudit Conclave relève donc de la pire rébellion dans le chef de ses organisateurs, qui ont violé intentionnellement les dispositions pertinentes de l’Article 19 des Statuts;
  3. Pour ce qui est de la désignation du Candidat du Parti à l’élection présidentielle, seul le Congrès, Organe Suprême, en a la compétence;
  4. Par conséquent, à dater de ce jour, la Présidence du Parti:
  5. a) Prend acte de l’auto-exclusion du Parti des personnes dont les noms suivent:
  6. André KALONZO
  7. Raphaël KASHALA
  8. François TSHIPAMBA MPUILA
  9. Léonard MPOYI MWADIAMVITA
  10. Ange KALONJI TSHIDIMBA
  11. Madame KASHIKA
  12. Sylvain NSENDA KALALA
  13. Raymond KABALU KADIMA
  14. Urbain NDONDO
  15. 0scar MUTOMBO

11.Marcelin KWILU MONDO

12.Papy BISUNGU

13.Touré KABONGO

14.Nono ILUNGA BUKASA

15.André KABEMBA

16.Eddy BOZINGA

17.Sage GAYALA

18.Bernard KABEYA TSHILUMBAYI

19.Liévin TSHIEMBE NTAMBUE

  1. Philippe MANDANGI

21.Albert MUKENDI

  1. Placide KANEMA
  2. Félix MULAMBA

24.Georges MBOA

25.Marie TSHIBWABWA

26.Jean-Claude MAKENGA BOF

 

  1. b) Prononce leur radiation de tous les registres du Parti;
  2. c) Conformément à l’article 7 du Règlement Intérieur leur interdit, sous peine de poursuites judiciaires, d’utiliser la dénomination du Parti, ses insignes, logos et de parler en son nom;
  3. d) Invite toutes les combattantes et tous les combattants à la vigilance pour mettre hors d’état de nuire toutes ces brebis égarées.

Fait à Kinshasa, le 22/09/2015

Pour la Présidence du Parti

Bruno MAVUNGU PUATI,

Secrétaire Général

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