Francophonie : les priorités de Sarkozy

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Les thèmes de travail du 13ème Sommet des chefs d’Etat et des gouvernements des pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie ont été livrés samedi par Mme Doris LEUTHARD, Présidente de la Confédération Suisse lors de son discours solennel d’ouverture. Ce, devant une pléiade des chefs d’Etats et de gouvernements, notamment Nicolas SARKOZY, Paul BIYA, Denis SASSOU Nguesso, Idris DEBY, Blaise COMPAORE, Abdoulaye WADE, Théodoro OBIANG Ngwema, Ali Ben BONGO, Boni YAYI, le Premier ministre du Canada et celui du Québec, la vice-présidente du Vietnam, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, etc. Une présence fort remarquée, celle du congolais Joseph KABILA Kabange dont le pays est appelé à organiser le 14ème Sommet en 2O12.

 Ces trois thématiques majeures s’articulent autour des points saillants dont la gouvernance mondiale, le développement durable avec un accent particulier sur la sécurité alimentaire, le changement climatique et la diversité biologique ainsi que la place de la langue française et de l’éducation dans un monde globalisé. 

         Quelle influence peut prendre notre organisation sur les grands thèmes qui traversent la planète et sur l’équilibre des pouvoirs dans les instances internationales ? Quelles réponses communes apporter au manque des ressources pour la sécurité alimentaire de nos sociétés, comment conjuguer nos efforts pour préserver notre environnement tout en assurant le bien-être des populations ? Quelle peut être la fonction du français dans nos sociétés plurilingues et qu’entend-on par diversité culturelle ? 

Les cinq chantiers de la francophonie 

         Pour sa part, Nicolas SARKOZY a martelé de manière magistrale ce qui est convenu d’appeler les cinq chantiers de la Francophonie». Trésor commun, la langue française véhicule nos valeurs d’égalité, d’humanisme et de fraternité. Se battre pour le français, c’est se battre pour la diversité culturelle. La Francophonie représente le tiers des membres de l’ONU, en clair 22O millions des locuteurs répartis dans 7O Etats. C’est pour ces raisons que je me battrai aux sommets du G8 et G2O pour que l’on ouvre les cinq chantiers décisifs. Notamment la réforme du système monétaire international, car qui contesterait que l’instabilité des changes fait peser une lourde menace sur la croissance mondiale ? Le volet de la volatilité  extravagante des prix des matières premières qui sont pris en otage par des milieux spéculatifs avec la hausse brutale des prix du pétrole et des cours de blé. Qui se souvient des émeutes de la faim en Haïti ou en Afrique quand les prix de certaines denrées alimentaires ont prix l’ascenseur ? Les conséquences dramatiques pour l’économie mondiale des hausses brutales des prix du pétrole et du gaz suivies de leurs baisses tout aussi rapides ? La gouvernance mondiale évoquée déjà lors du sommet de Québec sera aussi examinée car est-il normal que le continent africain qui comptera bientôt un milliards d’êtres humains ne puisse pas être représenté au Conseil de Sécurité de l’ONU ? Est-il normal que l’Amérique latine ne puisse pas y être ? Est-il normal que des pays comme le japon et la République fédérale d’Allemagne puissent continuer à payer les erreurs de leurs dirigeants lors de la 2ème guerre mondiale en ne prenant pas place au Conseil de sécurité de l’ONU ? Enfin, je plaiderai pour les financements innovants auxquels tient la Francophonie pour disposer, en complément de l’aide publique, des sommes considérables en 2O2O de l’ordre des 100 milliards des dollars Us aux pays pauvres d’Afrique pour les besoins de leur développement et pour lutter contre le réchauffement climatique». Tels sont les engagements pris par le chef d’Etat français à ce 13ème sommet de la Francophonie auxquels ont souscrit d’autres orateurs du jour, notamment Paul BIYA du Cameroun, Blaise COMPAORE du Burkina Faso, les deux premiers ministres du Canada et du Québec, la vice-présidente du Vietnam et le secrétaire général de l’Onu chargé des opérations de maintien de la Paix et bien entendu Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie qui est assuré de rempiler pour un troisième mandat consécutif grâce à l’appui public lancé du haut de cette tribune par Nicolas SARKOZY. 

               De son côté, le Secrétaire général de la Francophonie est revenu avec d’amples détails sur les progrès réalisés par cette organisation depuis son adoption à Bamako, il y a quarante ans, par les pères fondateurs. Notamment, une déclaration qui a appelé à opter en faveur de la diversité culturelle et linguistique, au dialogue des cultures, de l’environnement, mais aussi de l’Etat de droit au service de la paix». C’est dire, a poursuivi Abdou Diouf, si le forum singulier que nous constituons est représentatif de la diversité géographique, économique, politique, religieuse, culturelle du monde mais soudé par des valeurs et une langue, bref un espace qui peut devenir ce lieu où se  transcendent les clivages et se dégagent le consensus».

         Comme première thématique examinée dans l’après-midi de samedi, notons «La Francophonie, acteur des relations internationales et sa place dans la gouvernance mondiale. Avec un huis clos sur la situation politique internationale. La francophonie et le développement durable : les solidarités francophones face aux grands défis, notamment la sécurité alimentaire, le changement climatique et la biodiversité, ont été traités dans la soirée et suivis par un débat. 

Fidèle MUSANGU (Envoyé Spécial à Montreux)

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