Franck Diongo : Kabila ne rassure pas la classe politique

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franck diongoLa dernière déclaration du président de la République à Kingakati, devant les sociétaires de sa famille politique, n’a pas été sans réaction dans l’univers politique congolais.

L’engagement solennel de Joseph Kabila de respecter scrupuleusement la Constitution, qui lui interdit de briguer un troisième mandat, ne rassure pas les opposants, qui militent jour et nuit pour la passation civilisée du pouvoir à la magistrature suprême du pays, le 20 décembre 2016.

Le président du Mouvement Lumumbiste Progressiste, Franck Diongo, accuse le président Kabila de continuer à entretenir le flou sur son avenir politique.

Au cours d’un point de presse animé hier mardi 6 octobre 2015 au siège de son parti, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, Franck Diongo considère le dernier message de Joseph kabila  aux députés, sénateurs et chefs des partis de la Majorité Présidentielle, le dimanche 4 octobre 2015 dans sa ferme de Kingakati, comme une distraction, qui cache un non-dit.

Il estime que l’Autorité morale de la Majorité Présidentielle, qui a réagi sous une forte pression interne et externe, est restée énigmatique au sujet de sa participation ou non à l’élection présidentielle de novembre 2016.

Le Chef de l’Etat, selon le président du Front Anti-dialogue, n’a pas répondu aux attentes et aspirations du peuple congolais, qui exige que les élections présidentielle et législatives nationales puissent se dérouler dans les délais constitutionnels.

            A ce sujet, Franck Diongo a exigé que la priorité soit donnée aux élections législatives provinciales, nationales et présidentielle. Cet acteur de l’Opposition a souligné que tous ces scrutins doivent se tenir après le nettoyage du fichier électoral.

            Concernant la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Franck Diongo a accusé cette institution d’appui à la démocratie de bloquer volontairement le processus électoral. Son silence, à 19 jours de la date initialement prévue dans son calendrier électoral global pour la tenue des élections provinciales, locales et municipales, prouve que l’institution dirigée par l’Abbé Malumalu est inféodée au pouvoir en place qui, d’après lui, ne manifeste aucune volonté  politique de conduire le peuple congolais aux urnes.

            Il trouve inacceptable que la CENI ne rende pas compte, aux Congolais et aux partenaires de la RDC, de la suite du processus électoral, après avoir décidé du report de la campagne pour les élections législatives provinciales.

A son avis, la CENI doit fournir des explications à tous les citoyens congolais qui ont déboursé des frais pour déposer leurs candidatures afin de compétir pour les élections provinciales, municipales et locales.

 

ERIC WEMBA  

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