Forêts du Bassin du Congo : la RDC faible sur le plan politique et diplomatique

0
52

Sur la problématique des forêts, la Rd Congo est faible sur le plan politique et diplomatique. Ce constat s’est dégagé hier lors de la célébration de la journée mondiale de l’Environnement organisée par le PNUD dans sa salle des conférences. Ce constat est consécutif à la question consistant à savoir comment la Rd Congo qui détient 60% des forêts du bassin du Congo n’a pas organisé la conférence qui s’est tenue récemment à Brazzaville sur les trois principaux bassins à savoir les bassins du Congo, de l’Amazonie et de l’Indonésie.

Le professeur Dieudonné Musibono, coordonnateur du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a répondu à cette question en indiquant que la Rd Congo, par le biais du ministère de l’Environnement, y avait déjà pensé. Seulement, après le travail réalisé par les directeurs du cabinet du ministère, le dossier a trainé et le Congo/Brazzaville a poussé sur  l’accélérateur et a pu organiser cette conférence. Il a épinglé la lourdeur administrative qui règne en Rd Congo et qui ne permet pas d’agir à temps mais le fait que la Rd Congo n’a pas une politique forestière.

Fabien Monteils, conseiller technique principal du programme du PNUD sur la REDD, a déploré une certaine faiblesse de la Rd Congo sur le plan de la diplomatie et de la politique par rapport au Congo/Brazzaville et au Gabon. Pour le cas du Gabon, il a signalé que le président Ali Bongo prend en charge personnellement le dossier de la forêt.

Idesbal Thimanula du PNUD, le modérateur de la séance, a plaidé pour aider la Rd Congo à sortir de cette situation. Il suggère que la question des forêts ne soit pas seulement une question réservée au ministère de l’Environnement, mais également à d’autres ministères. Il a proposé l’implication d’autres ministères, notamment de l’Agriculture, de l’Energie et des Mines. Il a plaidé pour que cette rencontre informelle ne puisse pas s’arrêter à ce stade, mais prévoir d’autres pour mieux débattre de la problématique des forêts en Rd Congo. 
A l’actif de la Rd Congo, Fabien Monteils, le conseiller technique principal du programme du PNUD sur la REDD, a souligné qu’elle est en avance sur le plan technique.  

Cette assertion a été confirmée par Petrus Ndongala, conseiller en charge de la conservation de la nature au ministère de l’Environnement.
Le conseiller technique principal du programme du PNUD sur la REDD a déclaré que le marché du crédit carbone se mettait petit à petit en place. Il a expliqué que la Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation forestière (REDD+) est un mécanisme international en construction qui vise à compenser financièrement les pays qui contribuent à atténuer le réchauffement climatique.  Il a signalé que la notion de carbone va servir de référence pour le paiement, maintenant on est en train de déterminer les vendeurs et les acheteurs dans ce marché.

Le directeur pays adjoint du PNUD en charge du programme, Jean- René Hartmann, a déclaré que le thème retenu cette année pour la journée mondiale de l’environnement, à savoir « les forêts : la nature à votre service », met la Rd Congo et ses immenses forêts au devant de la scène internationale. « Il s’agit pour la Rd Congo de préserver, gérer durablement et valoriser ses ressources forestières. Une stratégie nationale REDD+ est en cours d’élaboration par le ministère de l’Environnement congolais depuis 2009».

Jean- René Bompolonga     
  

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*