Fonds forestier pour le bassin: La main tendue de la Grande- Bretagne et de la Norvège

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Gemma May et  Andrew Inglis, deux britanniques, travaillant pour le compte du Fonds Forestier pour le bassin du Congo « CCBF » ont animé mardi une conférence de presse axée essentiellement sur la nature, la finalité de leurs actions.   Cela s’est passé dans l’enceinte de la chancellerie britannique.

 

            Il ressort de leurs propos que ce fonds d’une hauteur de cent millions des livres sterling est financé par la Grande-Bretagne et la Norvège de manière égale. Norvégiens et britanniques  sont déterminés à voir le CCBF relever réellement le défi. D’autres partenaires intéressés à ce fonds  sont les bienvenus. D’une manière générale, les  projets  éligibles au Fonds sont ceux qui  présentent  des alternatives sérieuses  pour les populations tirant leurs ressources des forêts. Ces projets peuvent être initiés par le gouvernement et les ong.  Ils  doivent en outre  aider ces populations dans le cadre de la réduction de la pauvreté. Ou encore pour renforcer leurs capacités.  C’est depuis l’année passée que le Premier ministre britannique en a fait état de manière officielle.  Ce fonds est sous la supervision de la Banque Africaine de Développement. «  BAD »  Le choix  de l’institution africaine s’explique par son implication ces derniers temps dans les problèmes environnementaux. En outre, ils sont animés par le souci de coopérer étroitement avec  les autorités congolaise. Leur présence en RDC est motivée aussi  en partie  par l’imminence du Sommet de Copenhague.  En somme, ils veulent aider le gouvernement congolais à mieux défendre son dossier .  Le secrétariat du CCBF est basé à Yaoundé et à Kinshasa.  Les premiers projets présentés par le gouvernement congolais n’avaient pas attiré l’attention des gestionnaires du CCBF. Les deux conférenciers ont fait comprendre cela au ministre José Endundo. Gemma May et Andrew Inglis   espèrent que le gouvernement congolais va présenter dans les jours à venir  des dossiers nettement plus intéressants. D’autant plus qu’il y aura d’ici peu la seconde vague des avis des dépôts des projets.

            Au chapitre des questions, les journalistes ont voulu savoir si  le geste posé par les deux pays européens est en réalité une compensation au préjudice subi par l’Afrique en matière d’émission des gaz à effets de serre. Ou encore s’ils sont d’accord pour que la RDC puisse bénéficier des dividendes en raison des capacités  des forêts congolaises d’absorber  du carbone…

            Il nous a été donné d’apprendre que les deux  pays veulent simplement aider la RDC et d’autres pays du bassin du Congo à mieux préserver leurs forêts. Faute de données techniques, la population n’est pas en mesure de dire avec précision si les répercussions liées aux gaz à effets de serre sont déjà perceptibles. Néanmoins, il y a des perturbations en ce qui concerne le cycle climatique.

                                                        

 Jean- Pierre Nkutu

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