Foire des Femmes des Médias : les femmes des médias invitées à faire corps

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Les questions de l’égalité des sexes ; de l’autonomisation de la femme, de l’implication de la femme congolaise dans les questions liées au réchauffement climatique ; de l’apport de la femme dans la promotion des droits des femmes ; de l’apport de la femme des médias dans la lutte contre violences basées sur le genre ; du rôle des médias dans la déconstruction  des stéréotypes et la lutte contre les violences des femmes en RDC, sont là les différentes thématiques abordées par les participants à la 3ème Edition de la Foire des Femmes des Médias tenue, du 09 au 11 mars 2022, au collège Boboto.

        Organisée par l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM) ainsi que l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE), trois recommandations phares étroitement liées au  thème de la «Promotion de l’égalité de sexes, l’autonomisation des femmes et du développement durable : un engagement pour la femme des médias » ont été formulées par ses femmes venues des médias ainsi que des organisations de la société civile.

Recommandations

-Demander aux femmes de se mettre ensemble pour évaluer la situation de la femme en général et la femme professionnelle et journaliste en particulier. Cette recommandation permettra aux femmes d’identifier les problèmes auxquels elles doivent faire face au quotidien mais aussi identifier les comportements ou attitudes irrespectueux qu’affichent certaines femmes en milieu professionnel pour le corriger. Ici l’idée est d’amener chaque femme congolaise à être une référence de bonnes pratiques, socle d’une bonne éducation et source du respect au sein de la communauté et même en lieu du travail ; 

– Militer pour la création des banques agricoles. Il s’agit d’amener la femme rurale à exercer ses activités agricoles en respectant les bonnes pratiques agricoles qui feront en sorte qu’elle contribue à l’éradication des émissions des gaz à effet de serre, autrement dit lutter contre le changement climatique. Puisque la RDC fait partie des pays-solution, cette femme doit avoir un financement qui lui permettra de se procurer des semences améliorées, des engrais chimiques de qualité, bénéficier des séances de renforcement des capacités sur les bonnes pratiques;

– Que les femmes connaissent  bien les lois qui leurs sont profitables. Selon les participantes, les femmes sont victimes de certaines choses suite à l’ignorance de la loi. D’où  la nécessité pour elles de connaitre les lois que le législateur a élaboré afin de bien mener le combat de la défense de ses droits au sein de la communauté.   

Clarisse Museme, Rose Masala, Grâce Ngyke, et Michelle Makonko : des femmes

d’exception      

         Dans son mot de clôture, la directrice exécutive nationale de l’Ucofem, Rose Masala, a rappelé à l’assistance que sans l’implication effective des médias, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes ne sont qu’illusions car  ils jouent un rôle crucial dans la formation des perceptions, des idées et des mentalités.

         Elle a renchéri que  les médias ont le pouvoir d’encourager ou de freiner la lutte contre des inégalités et les stéréotypes négatifs à l’égard des femmes et ce, à travers leurs contenus. L’une des plus grandes illustrations d’inégalités entre hommes et femmes demeure l’accès difficile de ces dernières aux espaces médiatiques du fait des ennuis à connotation socio-culturelle ou traditionnelle.

         « Ainsi le double rôle qui incombe aux hommes et aux femmes des médias sera autant de servir de source d’information en suscitant des débats pointus sur l’égalité de genre que de façonner les opinions et mentalités à travers des interventions constructives», a-t-elle conclu.

         Il sied de noter que l’UCOFEM fête cette année ses 25 ans existence dans la lutte pour la promotion du genre dans et par les médias. Pour ce faire, Rose Masala a invité tous les participants à prendre aussi l’engagement de s’attaquer à tous ces défis auxquels de nombreuses femmes sont confrontées dans leur vie quotidienne.

         Prenant la parole lors des panels, Clarisse Museme et Michelle Makonko (UCOFEM) et Grâce Ngyke (ACOFEPE) ont invité les femmes des médias à sortir de leur carcan de plaignantes, à affronter la réalité puisqu’elles jouent le rôle de syndicalistes pour défendre les femmes sans voix, sans identité et sans appui et même celles qui ont la possibilité de s’exprimer ne peuvent que passer par elles (femmes des médias). « Il est temps de nous lever. La lutte n’est pas facile mais nous y arriverons, question de volonté et de détermination», a dit Clarisse Museme, PCA de l’UCOFEM.

         Hormis les panels, les stands des médias ont été animés par des journalistes, où les visiteurs venaient pour savoir ce qu’ils font, leurs spécialités.

Dorcas NSOMUE MPIA

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