Fièvre jaune : la menace se précise en RDC

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felix numbiLe ministre de la Santé Publique, Dr Félix Kabange  Numbi, vient d’annoncer officiellement que la RDC est désormais confrontée à l’épidémie de fièvre jaune, localisée dans les provinces de Kinshasa, du Kongo Central et du Kwango.

L’annonce a été faite au cours de la conférence de presse qu’il a animé hier lundi 20juin 2016, dans son cabinet de travail, au 2ème niveau de l’immeuble du gouvernement, dans la commune de la Gombe. C’était en présence des directeurs des services centraux et programmes spécialisés de ce ministère et des partenaires techniques du gouvernement.

Parmi les invités, il y avait le Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en RDC, Dr Allarangar Yokuidé, la Représentante adjointe de l’Unicef en RDC ainsi que le Dr Kebela de la direction de la lutte contre la maladie au ministère de la Santé Publique.

Sans fioritures, le ministre de la Santé Publique a fait état des données  de surveillance  épidémiologique qui ne font que confirmer au jour le jour, au niveau de plusieurs  zones de Santé de la République Démocratique du Congo (RDC), des cas suspects liés à la fièvre jaune, qui sévit depuis décembre 2015 en Angola, qui fait frontière avec notre pays.

Ce membre du gouvernement a rappelé qu’au début du mois de mars dernier, la RDC n’était pas encore touchée par l’épidémie de fièvre jaune, malgré le nombre des cas suspects confirmés par des résultats d’analyses biologiques faites par l’Institut National de Recherches Biomédicales (INRB) de Kinshasa ainsi que l’Institut Pasteur de Dakar.

Kabange Numbi a signalé que l’ensemble les cas recensés jusque-là avaient été tous importés d’Angola. C’est ce qui a justifié l’envoi d’équipes d’investigations multidisciplinaires  sur les sites suspects, grâce à l’appui de l’OMS, en vue d’approfondir les enquêtes et la recherche active du vecteur.

D’après le ministre de la Santé Publique, les enquêtes entomologiques qui venaient d’être réalisées au niveau du Kongo Central et de la ville de Kinshasa dans la première quinzaine du mois d’avril 2016, a démontré que les indices de risque de la fièvre jaune étaient au-dessus du seuil défini. C’est là la preuve qu’une forte densité du
vecteur avec risques élevés de transmission de la fièvre jaune est évidente.

Selon lui, depuis le mois de janvier de l’année en cours, la RDC a déjà enregistré un total de 67 cas suspects cumulés, avec 6 décès, 7 cas classés comme autochtones après investigations, 8 cas importés dont 1 cas pour la zone de santé de Bili (Bas-Uélé), 1 cas pour la zone de santé de Mompono (Tshuapa), 1 cas dans la zone de santé de Kimbanseke, 1 cas pour la zone de santé de N’djili (Kinshasa), 2 cas pour la zone de santé de Kisenso(Kinshasa), 1 cas pour la zone de Matadi, 2 cas pour la zone de santé de Kahemba (Kwango).

Au vu de la réalité présente liée à la présence des moustiques Aèdes, des gîtes larvaires ainsi que des flux migratoire des populationsventre l’Angola et la RDC , a indiqué le ministre de la Santé Publique,vles risques d’une transmission locale du virus amaril restentvpermanents.

C’est ainsi qu’il a estimé nécessaire de déclarer que la RDC est attaquée par l’épidémie de fièvre jaune localisée au niveau de trois provinces, avant de lancer un SOS à l’OMS et à tous les partenairesvpour obtenir rapidement une quantité suffisante de vaccins anti-amaril pour bien organiser la riposte vaccinale  et freiner une
extension potentiel de cette épidémie.

S’adressant aux populations congolaises, Kabange  Numbi leur a demandé de veiller aux mesures hygiéniques  d’hygiène publique : couvrir tous les récipients d’eau pour freiner la reproduction des moustiques ; rechercher les sites où peuvent se reproduire les moustiques ; placer les personnes malades sous les moustiquaires imprégnées d’insecticide et les orienter vers les centres de santé appropriés en vue de leur prise en charge ; se faire vacciner auprès des services d’’hygiène aux frontières avant de se rendre en Angola,
etc.

Melba Muzola

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