Festivités de Nouvel An 2022 à Kinshasa : trois «Kuluna» abattus par des bandes adverses

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La racaille kinoise symbolisée par des meutes de marginaux, des bandes de délinquants et autres écuries de malfaiteurs qui font trembler les banlieues et autres ghettos, a marqué l’ambiance festive de la nuit du 31 décembre 2021 au 1 er janvier 2022.  La capitale avait vibré au rythme de réjouissances populaires qui ont vu les rues et autres places publiques envahies par des jeunes garçons et jeunes filles bien coiffés et bien vêtus, selon la mode du moment. Après des incidents enregistrés au lendemain de la fête de Nouvel An, quelques morts jonchaient les rues.

         Au Camp Luka, un jeune garçon âgé à peine de 18 ans, habitant la rue Kobo, au quartier 2, n’était pas d’humeur à se défouler hors du toit paternel. Une petite fièvre l’avait cloué au domicile familial où il se distrayait avec quelques émissions d à la télé. C’est cette attitude qu’il a adoptée quand sa mère l’a invité à l’accompagner à la veillée de prières. Et lorsqueminuit a sonné, Isaac Luambo a reçu la visite d’un de ses copains du quartier soucieux de partager avec lui cette soirée festive. Il avait beau refuser, mais a fini par céder à l’exigence de son ami. Surtout qu’il lui proposait de partager un verre de bière. Les voilà sortis et installés dans une terrasse où régnait une ambiance de gaieté.

         Un verre pris de trop, Isaac Luambo est entraîné au quartier Jamaïque où malheureusement, leur groupe était « interdit de circulation ». C’est dans ce «  territoire » que les marginaux semblaient préparés à affronter tout intrus. L’alerte aussitôt donnée, des gardiens du fief ont lancé la chasse aux jeunes du Camp Luka. Moins grisés, les amis de Isaac ont détalé à toutes jambes vers leur «territoire». Appréhendé par ses adversaires, le jeune homme a été copieusement tabassé. Des coups de poings, de pieds, et même des coups de bâtons pleuvaient sur son corps. Ses cris de détresse sont parvenus au Camp Luka où l’un de ses cousins a aussitôt volé à son secours.

         C’est presque agonisant qu’il l’a trouvé étalé par terre, baignant dans son sang, ayant fait une forte hémorragie. Dès qu’il l’a transporté sur le dos pour un centre médical proche, l’infortuné a rendu l’âme. Mais au moins il a cité les noms de ses bourreaux. La même nuit, d’autres nouvelles tristes signalaient des incidents analogues survenus dans la commune de Ngiri-Ngiri où deux écuries de marginaux qui se vouent une haine viscérale, se sont affrontées à l’arme blanche. Une source qui n’a pas été confirmée, a laissé entendre qu’un membre d’une bande de Ngiri-Ngiri aurait trouvé la mort et aurait succombé de suites de ses blessures.

         La loi de la racaille, celle de la violence aveugle, a frappé également la commune de Lemba. En effet, des jeunes marginaux venus de Ngaba armés d’objets contondants et autres, avaient effectué dans la même nuit du 31 décembre au 1 er janvier 2022, une descente punitive à Lemba. Une façon de célébrer à leur manière leur supériorité sur les délinquants de la commune voisine.

         On signale que les marginaux de Ngaba ont surpris leurs « adversaires » rassemblés dans de nombreuses terrasses, festoyant en compagnie de leurs copines. Et l’attaque était si soudaine que les jeunes de Lemba ont tenté de briser l’assaut, mais la résistance étant mal organisée, ce fut le sauve-qui-peut général. Casses, destructions méchantes et autres dégâts ont été enregistrés dans cette partie de Lemba transformée en champ de bataille rangée. Plusieurs innocents s’en sont sortis avec de graves blessures au niveau de la frontière entre Lemba et Ngaba.

         Une fois de plus, la loi de la racaille a gâché la fête et fait de nombreux dégâts dans les commerces des environs. Des victimes blessées avec des objets contondants, ont été acheminées dans les hôpitaux des environs où la prise en charge a posé problème. Aujourd’hui, la police tente de circonscrire tous les incidents survenus dans les nuits du 24 au 25 décembre 2021 et du 31 décembre au 1 er janvier 2022. Sur base de quelques informations recueillies par-ci par-là, les victimes sont identifiées et les premiers suspects font l’objet de traque, en attendant de mettre la main sur les vrais auteurs des troubles survenus durant ces deux réveillons de fin d’année.

J.R.T.

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