Fermeture des facultés de médecine non viables : question orale au ministre de l’ESU

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Personne n’est surpris d’apprendre la nouvelle du dépôt, sur la table du président de l’Assemblée Nationale, d’une question orale adressée par le député nationale Augustin Kalonji au ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Muhindo Nzangi. Celle-ci porte bel et bien, même si la circulaire de ce membre du gouvernement fait état de la suspension, sur la fermeture des facultés de médecine, jugées non viables, de plusieurs universités du pays.

Cet élu du peuple cherche à connaitre les critères objectifs ayant motivé la fort controversée décision du ministre de l’ESU, le sort réservé aux étudiants interdits de fréquenter les facultés non viables, la capacité d’accueil des 16 universités autorisées à organiser des études de médecine à leur sein, les moyens financiers et logistiques à mettre en œuvre par le gouvernement en vue de la prise en charge des déplacements des étudiants à délocaliser, etc.

Il se demande, dans la foulée, comment seraient compensés les frais engagés par de nombreux parents pour les études de leurs enfants dans la filière de médecine. Guy Kalonji pose aussi le problème de la qualité des médecins formés dans des universités dont les facultés de médecine sont interdites de fonctionner. A l’en croire, nombre de leurs anciens diplômés brillent dans des formations médicales où ils prestent depuis la fin de leurs études, au pays comme à l’étranger.

            Selon Augustin Kalonji, des milliers d’étudiants dont la formation est brutalement interrompue au niveau des facultés de médecine non viables constituent une bombe sociale à retardement, de nature à éclater à tout moment et à éclabousser plusieurs autorités du pays, à commencer par le Chef de l’Etat. D’où son souci de voir le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire apporter des réponses claires à ses préoccupations ainsi qu’à celles de l’opinion nationale. De son point de vue, ce membre du gouvernement ferait œuvre utile s’il rapportait purement et simplement sa circulaire qui risque de troubler la paix sociale à travers le pays.

            Les observateurs notent que la question orale du député nationale Augustin Kalonji tombe à point nommé. Le tollé est si fort, dans les milieux universitaires, politiques et sociaux du pays et le doute si épais au sujet de la pertinence de la circulaire du ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire qu’un débat franc et profond s’impose au niveau de la représentation nationale.

                                    Kimp

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