FDLR au Kivu, Sud-soudanais dans l’ex-Province Orientale : Kinshasa doit ouvrir l’oeil !

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congorebelsAprès les Interhamwe et ex-FAR (Forces armées rwandaises) de feu Juvénal Habyarimana, assassiné en avril 1994, la République Démocratique du Congo vient encore une fois d’accueillir sur son sol des réfugiés atypiques. Il s’agit des éléments armés de l’ex-chef rebelle Riek Machar, devenu, aux termes des négociations de paix dans son pays, vice-président de la République du Soudan du Sud. Poste qu’il venait d’abandonner dernièrement après avoir provoqué des troubles sanglants à Juba, pour se réfugier en RDC, à partir de la nouvelle province du Haut-Uelé, avec tous ceux qui l’accompagnaient, à savoir des militaires et proches collaborateurs civils. Lieu de refuge : le parc national de la Garamba, dans le territoire de Dungu.
La mission onusienne en RDC qui a donné cette information à travers un communiqué, renseigne que l’ex-vice président Riek Machar avait traversé la frontière accompagné de plusieurs centaines de personnes, y compris des éléments armés et des civils. En plus, la Monusco indique qu’à la demande du gouvernement congolais, elle avait extrait en date du 17 août 2016 Machar, sa femme et son fils, ainsi que 10 de ses collaborateurs, du parc de la Garamba.
            Les mêmes causes produisant les mêmes effets, comment ne pas penser à ce qui s’était passé dans les provinces du Nord et du Sud Kivu avec l’arrivée massive des réfugiés rwandais en 1994 ? C’était le point de départ de l’affaiblissement de notre système de défense, avec pour conséquence l’insécurité récurrente, le pillage de nos ressources nationales …
            Si l’on y prend garde, le scénario va se répéter dans l’ex-Province Orientale avec cette arrivée d’individus qui n’ont pas laissé que de bons souvenirs derrière eux, au Soudan du Sud !
            Même si la Monusco soutient avoir récupéré les armes des réfugiés sud-soudanais qui étaient armés, il est surprenant qu’on se retrouve avec un nouveau « couteau sur la gorge », dû à la présence nombreuse, sur cette partie dupays, des hommes armés venant du Soudan du Sud. Alors que la question des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) n’est pas encore résolue, on est là en face d’hommes qui connaissent et maîtrisent le maniement des armes et qui se retrouvent curieusement dans une zone où les armes circulent facilement. Point n’est besoin de rappeler ici la présence des rebelles ougandais de la LRA et celle des éleveurs Mbororo, dont certains sont réputés armés.
            On rappelle que depuis l’arrivée des Interhamwe et des ex-FAR rwandais en avril 1994, l’ex-Kivu est en proie à l’insécurité permanente, avec des groupes armés et autres rébellions qui se créent et se multiplient comme des champignons. Les populations civiles congolaises ne savent plus vivre tranquillement. Les richesses nationales représentées par la faune et la flore sont détruites au fil des ans.
            Malgré des appels et des actions maintes fois tentées pour rapatrier, dans leur pays d’origine, ces miliciens rwandais armés, auteurs de l’insécurité à l’Est de la RDC, rien ne s’est malheureusement concrétisé à ce jour ! Le pouvoir établi à Kigali n’a jamais manifesté une quelconque volonté de voir ses compatriotes regagner leur mère patrie. De son côté, la communauté internationale, qui avait cautionné cette entrée massive des soi-disant réfugiés rwandais sur le territoire congolais, ne s’est jamais fermement impliquée pour qu’une solution soit définitivement trouvée.
            Avec cette multiplication de périls à l’Est du pays, il y a lieu d’émettre des craintes auxquelles les autorités centrales devraient faire très rapidement face en faisant preuve d’anticipation.
Dom
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