FCC-CACH : Fatshi envoie un message fort

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Chaque fois que le Chef de l’Etat s’exprime sur un sujet d’actualité ou un problème d’intérêt général, il se trouve toujours des compatriotes pour estimer qu’il n’aurait dû donner son point de vue personnel. Dans ce pays où tout le monde revendique son expertise sur tout et rien, chacun veut que Félix Antoine Tshisekedi adhère à sa pensée sur la politique, l’économie, les finances, les infrastructures de base, l’agriculture, la santé, l’éducation, la sécurité, l’armée, la police, le sport, la musique, la culture, le logement, le transport, le numérique, l’information et la communication, etc.

         Président de la République devrait se conduire, à leurs yeux, en caisse de résonnance de leurs idées, s’il tient à réussir son mandat. Sans eux, il n’y a point de salut pour le Chef de l’Etat et le pays. C’est dans cet état d’esprit que les commentaires vont dans tous les sens après la réaction du Chef de l’Etat à la proposition de rupture de la coalition FCC-CACH d’un côté et de l’alliance UDPS-UNC d’autre part. Il a estimé, pour le cas d’espèce, que les circonstances ne se prêtaient ni au divorce entre le FCC (Front Commun pour le Congo) et CACH (Cap pour le Changement), ni entre l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) et l’UNC (Union pour la Nation Congolaise).

Félix Antoine Tshisekedi n’a cessé de clamer, depuis la divulgation de son programme de gouvernement durant la campagne électorale pour la présidentielle, au mois d’août 2018, qu’il a une vision pour la République Démocratique du Congo, qu’il tient à partager avec le plus grand nombre, avec pour socle la devise de son père, feu Etienne Tshisekedi, « le peuple d’abord ». Cette idée-force se veut, au-delà du simple slogan, l’expression de son ferme engagement à placer l’intérêt du peuple au-dessus de tout.

Tout en respectant le droit à la parole qu’il reconnaît à chacun de ses concitoyens depuis son investiture comme 5me Président de la République Démocratique du Congo, le 24 janvier 2019, Félix Antoine Tshisekedi tient aussi à sa liberté de parole et à son indépendance d’esprit. D’où, il n’est pas à la tête du pays pour dire chaque fois « amen » à ceux qui lancent des idées en vrac dans l’opinion publique, même s’il n’est pas d’accord avec eux.

         Il est à espérer que le message fort qu’il vient d’envoyer, pour la nième fois, à tous ceux qui pensent qu’il devrait absolument réfléchir et agir comme eux, sera bien compris comme son droit à la différence.

Kimp

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