FCC-CACH : c’est fini…Fatshi annonce un Informateur

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L’écrasante majorité du peuple congolais n’attendait qu’une chose des consultations du Président de la République, organisée du 02 au 26 novembre 2020 : la signature du certificat de décès de la coalition FCC-CACH. C’est fait depuis hier dimanche 06 décembre, dans un concert de cris de joie, de sifflets, de vuvuzela et de klaxons non seulement à Kinshasa mais aussi dans les principales villes du pays.

Plus d’un a retenu son souffle, d’abord à la suite du décalage du message présidentiel de 14h30 à 16 heures et ensuite des problèmes de relais entre l’équipe de reportage de la RTNC positionnée au Palais de la Nation et la « maison-mère », provoquant un nouveau retard d’environ une heure. Le « direct » était réel car tout le monde a vu le cortège présidentiel arriver au site du discours, la fanfare de la Garde Républicaine exécuter l’hymne national en live et Félix Antoine Tshisekedi enlever son masque avant de s’adresser à la Nation.

            En décrétant la fin la coalition FCC-CACH, le Président de la République a démontré à tous qu’il était réellement à l’écoute des forces politiques et sociales, qu’il a bien lu et compris les memoranda, cahiers de charges, notes, courriers, analyses et recommandations venus de Kinshasa comme du Congo profond. La mise à mort de cette maudite coalition était d’autant souhaitée qu’elle a pris en otage le pays pendant presque deux ans, empêchant le Chef de l’Etat de mettre en oeuvre le programme d’action pour lequel il était élu.

            L’annonce de la nomination d’un Informateur a confirmé, si besoin en était encore, que Félix Antoine Tshisekedi a non seulement tourné la page FCC-CACH mais aussi fait sauter le verrou de la vraie-fausse majorité parlementaire, brandie comme un épouvantail par les « Kabilistes », qui ont longtemps fait croire à notre peuple que celle-ci était incontournable jusqu’à la fin du quinquennat présidentiel, en 2023. Le Président de la République a rappelé à ce sujet, qu’au sens de l’article 78 de la Constitution, il n’existe pas de parti majoritaire au sein de l’actuelle Assemblée nationale.

            Par conséquent, il est de son plein droit de désigner un Informateur chargé de l’identification d’une nouvelle et vraie majorité parlementaire. Selon l’esprit du même article, l’Informateur dispose de 30 jours x 2, soit 60 jours, pour cette mission. Tout le monde se trouve donc dans l’attente de la signature, imminente, par le Chef de l’Etat, de l’Ordonnance portant nomination de cet Informateur.

            Le Président de la République a également fait savoir que toutes les conditions d’une crise entre le Parlement et l’exécutif national étant réunies, il n’écartait pas l’hypothèse de la dissolution pure et simple de l’Assemblée Nationale, du reste fortement appuyée par la majorité des forces politiques et sociales avec lesquelles il avait échangé au Palais de la Nation, dans le cadre de ses consultations. L’Union Sacrée pour la Nation n’est plus une fiction. Elle est devenue réalité.

            Les observateurs notent que Félix Antoine Tshisekedi s’est résolument inscrit, après avoir  encaissé des coups en-dessous de la ceinture, de la part de ses partenaires au sein de la coalition FCC-CACH, dans la logique de la rupture avec le statu quo, l’immobilisme. Il a compris et bien compris que pour construire un Congo nouveau, rendre son peuple heureux, éradiquer les antivaleurs, restaurer l’Etat de droit, il lui fallait absolument prendre ses responsabilités, comme garant de la Nation.

L’explosion de joie provoquée par son message d’hier est l’expression on ne peut plus manifeste de l’adhésion massive de la « majorité populaire » à sa vision d’une nouvelle page de l’histoire nationale, fondée sur la paix, la justice, la cohésion nationale, le partage équitable et équilibré des ressources nationales entre citoyens, la marche de tous dans la même direction, celle du progrès, fondé sur les réformes institutionnelles, économiques et sociales.   

Kimp

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