Fauteurs de troubles au ramadhan, groupes djadistes et rebelles étrangers :Kinshasa, la justice lance un signal fort de la peine de mort

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Multiples incursions à l’Est qui se soldaient par les pillages répétitifs des ressources naturelles de la RDC, ainsi que des tueries ignobles des paysans et autres habitants, les rebelles étrangers alliés aux groupes djadistes avaient profité de la porosité de nos frontières pour imposer leur loi dans cette partie de la République. Joseph Koni et ses comparses sont passés par là. Une mouvance djadiste se reconnaissant du même bord, a signé récemment sa présence aux cérémonies de la fin du ramadhan. A Kinshasa, partagée entre les deux ailes du COMICO, l’une placée sous la tutelle du Cheikh Abdallah Mangala, et l’autre se reconnaissant de l’imam Djibril Youssouf Djibondo, il leur a suffi d’exténuer si fort pour que le stade des Martyrs se transforme en un cratère volcanique et déverse ses laves. On a ramassé des morts, des blessés graves et comptabilisé des casses irréparables dans ce temple des sports. En dehors des installations sportives, les violences ont aussi causé d’énormes dégâts dans tous les parkings et même sur le boulevard Triomphal jusque sur les avenues des Huileries et Kasa-Vubu. Des jeeps de la police incendiées, des voitures aux pare-brises détruits, rétroviseurs arrachés, des balais d’essuies-glaces et des enjoliveurs emportés.

            La justice congolaise qui a siégé toute la nuit de jeudi 13 mai sans désemparer en matière de flagrance, sur l’affaire des affrontements entre Musulmans de Kinshasa, a dans sa décision, visé principalement les fauteurs de troubles au stade des Martyrs. La peine de mort a été réservée aux meneurs pour éviter non seulement des cas de récidive, mais aussi aux djadistes décidés à semer continuellement  la terreur et la désolation dans la capitale et dans certains coins de la République. La peine la plus forte de l’arsenal judiciaire congolais a donc été infligée contre les meneurs dont le plus grand tort est de croire qu’ils sont tout permis jusqu’à arracher la vie aux autres concitoyens de la même religion en toute impunité. Pour avoir poussé loin leur outrecuidance, en narguant les éléments de forces de l’ordre mobilisés pour assurer leur sécurité, en détruisant véhicules et incendiant certains engins de transport de la police, en cassant même les installations du stade des Martyrs, lampadaires, sièges, vitres, parapets, et que savons-nous encore. On aurait dit qu’un troupeau des éléphants a traversé le stade en courant dans tous les sens, tellement les dégâts étaient perceptibles partout dans ce stade où certains Musulmans avaient trouvé refuge.

            Devant cette rage aveugle qui a endeuillé de nombreuses familles et démoli certains équipements et matériels de transport, la justice ne devait qu’exprimer sa colère. Les fauteurs de troubles qui ne comprennent pas la rigueur de la justice, n’ont nulle part privilégié des sentiments de concorde et de cohésion entre correligionnaires, même pas de compassion à l’égard des policiers dépêchés pour assurer une couverture sécuritaire profitable aux partisans de deux ailes du COMICO en profondes divergences de vues.

Le dur calvaire subi par des policiers d’intervention au stade des Martyrs

            Des policiers qui couraient pour neutraliser des foules hostiles, en ont eu pour leur compte. Certains rasés, tabassés et roués des coups, ont détalé à toutes jambes. Les autres molestés avec des bâtons, ont eu de ces raclées qu’ils ne sont pas près d’oublier de sitôt. Un officier supérieur qui tentait de les raisonner pour les ramener au calme, a été accueilli avec un direct de gauche à la mâchoire. Avant qu’il réalise qu’il se trouvait devant des foules hostiles déchainées, un uppercut l’a envoyé au tapis. Dans sa tentative de se relever pour aller se cacher quelque part, on lui a administré de violents coups de pieds. Frisant la soixantaine, les violentes douleurs aux cotes ont arraché des pleurs de l’officier supérieur qui n’est pas près à réintégrer le commandement des équipes d’intervention. Heureusement qu’à la faveur de nombreux renforts, les policiers sont revenus sur le lieu pour maitriser la situation.

Que des foules enragées de Musulmans auxquelles se sont joints des marginaux surexcités pourchassent des policiers avec des jets de pierres et se livrent par la suite, à l’incendie des moyens de transport, est intolérable ! Que tant d’autres mus par la vengeance aveugle contre l’usage des gaz lacrymogènes lapident un policier isolé et l’achève en le couvrant des pneus usés jusqu’à y mettre feu, est révoltant sur toute la ligne ! Que des Musulmans qui souvent prônent des valeurs religieuses de paix, de justice et de bonne moralité, marchent sur des femmes et des enfants renversés par terre lors de la débandade généralisée dans le stade, est inconcevable !

Que le soir des faits, aucun message de repentir ni du pardon soit enregistré de la part des disciples du prophète Mohamed, est révélateur de la violence aveugle élevée au niveau des réflexes de croyants ! Que penser ensuite d’un procès qui s’est déroulé toute la nuit de jeudi et dont le jugement a été rendu à l’aube de vendredi 14 mai ? En RDC, la justice ne lésinera pas sur les moyens légaux en sa possession pour frapper durement les fauteurs de troubles de tous bords. Pas de circonstances atténuantes pour groupes djadistes, rebelles étrangers alliés aux mouvances djadistes, fondamentalistes se réclamant de la nébuleuse des bandes islamistes prônant la Guerre sante aux institutions républicaines et au pouvoir établi à la tête des Etats démocratiques stables. L’Etat ne négociera pas avec ces «  djadistes » qui croyent toujours à l’amnistie et à l’impunité chronique.

J.R.T.  

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