FAUSSE ALERTE : L’OGEFREM SE PORTE COMME UN CHARME !

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Kinshasa, le 26 février 2019

                       A l’Editeur du Journal LE PHARE

Concerne : Mise au point en rapport avec l’article paru dans votre journal du 25 février 2019 sur l’OGEFREM

            La Délégation syndicale de l’Office de Gestion de Fret Multimodal, OGEFREM en sigle, a lu avec surprise les allégations sans fondement contenues dans votre livraison du lundi 25 février 2019, lesquelles l’obligent à faire une mise au point face aux faits imaginaires, montés de toutes pièces par des imposteurs non autrement identifiés avec l’intention manifeste de nuire.

            L’OGEFREM se porte aujourd’hui comme un charme et ne traverse pas une situation désastreuse, comparable à celle des entreprises citées dans votre publication et ne connait aucune convulsion à l’initiative des travailleurs avec les mouvements de contestation. Il n’y a pas présentement, et cela depuis 18 mois, grogne sociale à l’OGEFREM, plutôt une paix sociale sans pareille y règne, chacun des agents vaquant, avec conscience et détermination, à ses obligations professionnelles.

A ce jour, l’OGEFREM ne connait ni d’arriérés des salaires, ni de mégestion, encore moins d’endettement majeur pouvant alarmer ou troubler la quiétude des dirigeants du pays. A contrario, sa santé et le style de gestion de son Manager sont cités comme modèle et exemple à suivre par les autres entreprises publiques.

            C’est dans le but aussi bien de restaurer la vérité que de sauvegarder l’image de notre Office, que la Délégation Syndicale élue a tenu à fixer l’opinion en faisant observer les considérations développées dans les lignes qui suivent.

I. Des Réalisations qui parlent d’elles-mêmes

            Sans faire l’apologie des personnalités à la tête de l’Office, tous les cadres et agents de l’OGEFREM de même que la Délégation Syndicale soutiennent leur Direction Générale, qui a accompli et continue d’afficher de nombreuses et grandes réalisations depuis son entrée en fonction le 19 juillet 2017. La Délégation Syndicale comme l’ensemble du personnel de l’Office du reste considèrent comme insultant de traiter d’inexpérience et d’immaturité leurs Mandataires actifs au regard des réalisations accomplies en seulement 18 mois depuis leur avènement à la tête de l’OGEFREM.              Au nombre desdites réalisations, nous pouvons notamment citer :

– l’apurement de plus de 4 mois d’arriérés de salaires et autres avantages dus autrefois au personnel par le précédent Mandataire, ainsi que la prise en charge intégrale de soins médicaux du personnel et des membres de leurs familles, y compris les transferts pour la prise en charge médicale à l’étranger ;

– l’élargissement de la base des recettes de l’Office en faisant appliquer réellement le multimodal à l’OGEFREM, cela a eu pour conséquence l’accroissement de 200% des recettes mensuelles qui sont passées de 1,5 à près de 4,5 millions des dollars ;

– l’apurement progressif des décomptes et frais de mutation datant de plus de 6 ans ;

– le retour au civisme fiscal et le versement effectif  des cotisations sociales dues à la CNSS et l’INPP ;

– la reconquête de la souveraineté nationale dans le domaine de la gestion du fret par la FERI-AD-FERE, en développant un système informatique propre à l’OGEFREM en remplacement de celui qui était géré par les étrangers et à l’étranger;

– la diversification des mandataires agissant pour le compte de l’OGEFREM, de manière à parvenir à une gestion intégrale de l’ensemble du fret à l’import de notre pays. Les effets attendus de cette diversification sont tels que les tireurs des ficelles dans l’ombre pour leurs comptes personnels au détriment de l’émergence du pays, militent pour le retour d’un mandataire unique, leur complice, FRABEMAR, qui servaient leurs intérêts;

– le lancement des travaux de construction du Port Sec de Kasumbalesa, projet qui est resté à l’étape du projet depuis 2005 ;

– Après la signature du Protocole d’Accord actualisé OGEFREM-DGDA, l’obtention de la signature des textes réglementaires renforçant les missions de l’OGEFREM et parachevant ainsi  sa transformation en Office de Gestion du Fret Multimodal…

            La Délégation Syndicale se refuse à entrer dans les détails, de peur de pécher contre sa mission de défendre les travailleurs et leur outil de production. Elle ne saurait s’appesantir sur les motivations subjectives des accusateurs qui ont choisi d’opérer à visage couvert sans assumer leur courage.

            En tant pratique courante de gestion et à l’instar des anciens gestionnaires de l’Office, le recours à des consultants pour appuyer l’Office dans certains domaines n’est pas une invention propre à l’OGEFREM ou encore à charge d’actuelle Direction Générale.

            Ce mélange d’aberrations  prouve à suffisance que les commanditaires de cette cabale démontrent leur objectif de créer la sensation que de toucher le fond d’un sujet réel ainsi que le refus délibéré de ne pas reconnaître les mérites et l’apport des consultants accusés à tort.

II. DE LA RATIONNALISATION DES DEPENSES A L’OGEFREM

            Selon les rapports d’exécution du budget de l’Office de l’exercice 2018, il a été constaté que la majeure partie des dépenses (80%) de l’OGEFREM sont orientées vers les besoins vitaux de fonctionnement, avec en tête les Charges du personnel. C’est ce qui explique l’accalmie observée et qui se consolide durablement au sein de l’Office, les cadres et agents ayant effacé dans leur dictionnaire et vocabulaire les vocables « arriérés des salaires » et « morosité ».

            Les autres dépenses sont fortement rationnalisées et leur engagement suit un processus rigoureux respectant notamment les prescrits de la loi sur les marchés publics. Le temps est révolu où les recettes de l’Office prenaient des destinations non connues du personnel et servaient autre chose que les besoins vitaux de l’Office.

            Seuls les petits esprits et des gens peu informés peuvent soutenir qu’un Magazine international de la trempe de « FORBES », celui-là même qui fait le classement des milliardaires et récompense des grandes réalisations à l’échelle de la planète, peut se laisser corrompre par 100.000$ pour attribuer un prix à une Entreprise, dont l’OGEFREM. L’ignorance est réellement une véritable maladie !

III. DE LA SITUATION FINANCIERE QUI SE CONSOLIDE DAVANTAGE

            Le chiffre d’affaires de l’OGEFREM qui tournait autour de 1,5 millions par mois, affiche aujourd’hui une moyenne de 4,5 millions d’USD et les perspectives de l’année 2019 dégagent une projection de 60 millions USD, chiffre jamais atteint dans les 38 années d’existence de l’OGEFREM.

Les découverts bancaires et des lignes de crédit qui existaient dans toutes les banques ont été soit apurés, soit rationnalisés, à telle enseigne que les différentes institutions de la place proposent des crédits à long terme à l’OGEFREM à la suite de sa meilleure santé financière.

            La Délégation Syndicale a eu droit à la situation de l’entreprise dès la réunion de la prise de contact avec le nouveau comité qui avait établi une ardoise de plus de 45 millions de dollars laissés par le comité sortant. Cette situation qui avait contraint l’ancien comité à ne plus payer les salaires, a été corrigée par le nouveau comité qui a effacé les arriérés et entamé les dettes des tiers.

L’immeuble de l’OGEFREM au Siège a été trouvé sous un endettement d’environ 700 000 USD qui justifiait le blocage des ascenseurs latéraux.

            Les créances abandonnées depuis plus de 10 ans sont en train d’être soldées, un planning de paiement de décompte final est en train d’être exécuté en vue d’apurer les créances dues aux retraités.

En outre, les prétendus 850 agents n’existent pas au sein du personnel et dans la situation présentée par les ressources humaines et même dans l’hypothèse où cela serait  vrai, il y a lieu de se poser la question de savoir si engager une nouvelle unité est une entorse à la législation sociale dès lors que le besoin est réel et  la rémunération assurée.

IV. PORT SEC DE KASUMBALESA : UN MEGA PROJET QUI FAIT REVER

            Evalué dans le passé à environ 120 millions de dollars, le projet de Kasumbalesa ne concernait qu’un seul aspect, à savoir un parc de stationnement. Sa valeur ajoutée a conduit à la réévaluation pour en faire un projet  plus intégrateur, compte tenu de l’implication de plusieurs services en son compte. Cet investissement susceptible de consolider la trésorerie de l’Office enlève aux détracteurs tous les arguments techniques. Toutes les prévisions réalisées dans le passé n’étaient jamais arrivées à l’étape de la finalisation d’un projet qui dérange.

            Après que les premières études aient été modifiées, l’on est passé du simple parc à stationnement pour un port sec comme sous d’autres cieux. Il fallait y installer les banques, les stations, les logements pour les chauffeurs, etc. C’est au regard de toutes ces innovations que les détracteurs peinent à y trouver la faille pendant que les travaux sont en cours. La réalité est telle que beaucoup de tireurs de ficelles, parmi lesquelles certaines personnes mal intentionnées et bien connues, se voient dépouillées d’un juteux projet qu’ils s’étaient déjà appropriés afin de continuer à rançonner l’Etat Congolais.

Pour la Délégation Syndicale

1. Jean-Paul Bulambo Wilondja

2. Jean-Marie Numbi Yamba (U/pasn

3. Victor Nshombo Chubaka (Secr/Dél-Synd)

4. Apindia Ebaza (délégué

5. Emmanuel Kaseba Mulunda

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