Fatshi : de Washington au mausolée d’E. Tshisekedi

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Le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, est rentré à Kinshasa hier lundi 08 avril 2019 dans la matinée, après un séjour de six jours à Washington, aux Etats-Unis d’Amérique, dans le cadre d’une visite officielle planifiée par le Département d’Etat. Après le retentissant succès diplomatique qui a sanctionné son premier déplacement en dehors du continent africain, avec à la clef la conclusion d’un « partenariat stratégique » avec l’Etat le puissant de la planète, mais aussi la normalisation des relations entre Kinshasa et Bruxelles, au hasard d’une rencontre avec Didier Reynders, vice-premier ministre et ministre belge des Affaires Etrangères, ainsi que le rétablissement de la coopération avec le FMI (Fonds Monétaire International), avec la caution de sa Directrice générale, Christine Lagarde, l’on a cru qu’il allait prendre un petit temps de repos.

            Félix Antoine Tshisekedi laisse plutôt l’impression d’un infatigable globe-trotter. Car, aussitôt accueilli à l’aéroport international de N’Djili par un comité restreint à la tête duquel se trouvait son Directeur de cabinet, Vital Kamerhe, il a pris la route de N’Sele, dans la banlieue Est de Kinshasa, pour le site où se déroulent les travaux de construction du mausolée appelé à abriter, pour l’éternité, le corps de son père, Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2019. On croit savoir qu’il a tenu à se rendre personnellement compte de l’état d’avancement du chantier.

            Le transit du Chef de l’Etat par N’Sele est perçu, par les observateurs, comme un signal fort de l’imminence de l’organisation des obsèques de son regretté père, que des sources proches de son parti, l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), annoncent pour le mois de mai prochain. Ainsi donc, après deux années de flottement, consécutif à des obstructions systématiques de l’ancien pouvoir à la volonté de ses familles politiques et biologiques de lui rendre des hommages dignes de son statut de père de la démocratie congolaise, Etienne Tshisekedi va finalement « quitter », incessamment, le funérarium de Bruxelles pour la terre de ses ancêtres.

            En attendant ce moment pathétique, la « base » ne cesse de rappeler à Félix Tshisekedi le testament de son père, résumé par l’idée-force « Le peuple d’abord ». Dans sa récente tournée aux Etats-Unis d’Amérique, la diaspora lui a rappelé, que ses contacts avec les officiels américains devraient avoir, comme finalité, la recherche du bonheur du peuple congolais. On peut affirmer que le « partenariat stratégique » va dans le sens des attentes du peuple congolais, car il se décline en termes d’appui à la défense, à la stabilité politique, à la bonne gouvernance, à l’économie, aux finances, à la santé, à l’éducation, aux infrastructures de base, aux investissements multisectoriels, mais surtout de lutte contre la corruption, épinglée comme la gangrène à extirper, sans délai,  de la gestion des affaires publiques.

            Le retour du pays dans le giron du Fonds Monétaire International, avec pour finalité l’assainissement des finances publiques, la création des richesses indispensables au développement et à la lutte contre la pauvreté, s’inscrit dans le même cadre de l’amélioration du social du Congolais.

            A ce propos, les premiers actes posés par le Chef de l’Etat, aux plans politique, économique et social indiquent que la voie du changement est résolument tracée. Son programme d’urgence des 100 jours constitue, à cet effet, une boussole qu’observe tout le monde.

                                                Kimp

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