Fatshi aux partenaires à Kolwezi : « Vous gagnez…nous gagnons »

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Après l’étape de Lubumbashi mercredi dans la soirée, où il a communiée avec une nombreuse foule qui l’attendait depuis les premières heures de la matinée, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, a connu un second raz-de-marée à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Il a en effet débarqué en début d’après-midi dans cette ville, avec dans sa suite le Premier ministre Sama Lukonde et le gouverneur de la province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula. Fifi Masuka, gouverneure intérimaire du Lualaba, était à la tête du comité d’accueil. Tout Kolwezi s’est donné rendez-vous au rond point Mwangeji, pour le meeting du Président de la République.

            Ce dernier, comme à Lubumbashi, a choisi la langue « lingala » pour son message à la foule impacte rassemblée en ce lieu. Sans aller par quatre chemins, il a attaqué par le dossier minier, en martelant que la province du Luluaba héberge, dans son sous-sol, 60 minerais stratégiques. Par conséquent, Kolwezi est appelé à devenir la « capitale mondiale des minerais stratégiques. Ces ressources minières, exploitées à bon escient, a fait remarquer le Président de la République, sont de nature à générer des richesses pour l’aménagement du pays, la création des emplois pour les jeunes, le financement des études des enfants congolais, l’entretien de la coquetterie des femmes congolaises, l’envoi des travailleurs en fin de carrière à une retraite honorable, etc.

            Félix Antoine Tshisekedi a déclaré que l’époque des aventuriers arrivant au Congo les poches vides pour en repartir milliardaires, pendant que les Congolais restent pauvres, doit prendre fin. Le paradoxe d’un pays potentiellement riche avec un des peuples les plus pauvres de la planète devrait appartenir au pays.

            A ce sujet, son combat va se focaliser sur des partenariats gagnant-gagnant avec les investisseurs miniers. Concrètement, si les dividendes miniers donnent lieu à l’érection d’un immeuble pimpant neuf en Europe, il devrait en être de même à Kolwezi. Ca devrait être pareil pour une nouvelle route ou une nouvelle université en Europe.

            Le Chef de l’Etat a reconnu, quelque part, que la faute n’était pas à imputer totalement aux investisseurs mais aussi à certains compatriotes sans cœur, qui préfèrent mettre l’argent généré par les mines dans leurs poches, au lieu de faire développer le pays. Son objectif est d’avoir demain un Congo riche avec des Congolais également riches.

            La devise du partenariat gagnant-gagnant rappelle, à de nombreux compatriotes, le combat engagé en 1966 par feu le Président Mobutu pour le contrôle de nos minerais, allant jusqu’à la nationalisation de l’Union Minière du Haut-Katanga (UMHK), rebaptisée Gécamines (Générale des Carrières et des Mines). Le bras de fer avec la haute finance internationale n’avait pas été facile à gagner. D’où l’impératif, pour les Congolais de 2021, de se ranger, tel un seul homme, derrière Félix Antoine Tshisekedi, pour la matérialisation des partenariats gagnant-gagnant, car ce sont les mêmes minerais qui sont en jeu aujourd’hui.

Non aux démons de la haine et de la division !

            Le second point du message présidentiel à ses compatriotes de Kolwezi a porté sur l’appel à faire échec aux démons de la haine et de la division. Il a spécialement mis la jeunesse en garde contre l’intoxication des adultes, qui cherchent à les entrainer dans le jeu malsain de la haine ethnique et tribale. La force commune doit rester dans l’unité, a-t-il plaidé, soulignant le fait que pour bâtir un nouveau Congo, il faut la participation des hommes, des femmes et des jeunes de toutes les tribus.

            Il a bouclé ce chapitre en exhortant les jeunes à ne pas écouter les sirènes de la haine et de la division et, au besoin, dénoncer les marchands de l’intoxication voire les faire arrêter.

Diabolisation suspecte de l’administration militaire

en Ituri

            Embrayant sur le troisième volet de son meeting, lequel avait trait à l’insécurité récurrente au Nord-Kivu et en Ituri et à laquelle il a cru trouver la solution dans la proclamation de l’état de siège et la mise en place d’une administration militaire, le Chef de l’Etat s’est dit fort surpris d’assister à une campagne de diabolisation systématique des gouverneurs militaires nommés pour ces deux provinces. Les officines du mensonger se sont mises à faire croire à l’opinion nationale et internationale que les officiers militaires supérieurs choisis à cet effet seraient impliqués dans des actes de violences.

            Il a aussitôt fait savoir que l’objectif visé par les ennemis de la paix en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu ést d’empêcher ces vaillants chefs militaires de travailler à la restauration de la paix et de la sécurité dans cette partie de la République. Ce sont les mêmes officines qui s’emploient à encourager les violences et l’insécurité partout en RDC, et même à Kolwezi. C’est dans cette optique qu’il a appelé les miliciens membres des forces négatives internes telles que les Mai-Mai, les Bataka-Katanga et autres à quitter les groupes armés et à se mettre à la disposition des autorités en vue de leur prise en charge à travers le DDRC (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion Communautaire).

            Avec le concours des partenaires, a indiqué le Président de la République, le DDRC va leur offrir des opportunités de formation dans la plomberie, l’électricité, la maçonnerie et pourquoi pas la médecine, le droit, etc. Car, il y a de la place pour tous au Congo. Il a fermé la page de la sécurité en invitant l’ensemble des Congolaises et Congolais à soutenir les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et la PNC (Police Nationale Congolaise) dans leur délicate mission de traque des forces négatives en cette période d’état de siège. La solidarité et l’unité nationales sont plus que jamais requises.

Interminable distraction avec la coalition

FCC-CACH

            Le dernier point développé par le Chef de l’Etat était en rapport avec la coalition FCC-CACH, dont il avait décidé de signer l’acte de décès en décembre 2020, après avoir fait le malheureux constat d’une interminable distraction vécue pendant deux ans. En dehors des appels répétés à ses partenaires politiques de participer à la reconstruction nationale, il a eu la triste impression qu’ils entretenaient des agendas cachés du statu quo.

            La coalition FCC-CACH appartenant désormais au passé, il a souligné que l’Union Sacrée de la Nation, la nouvelle plate-forme politique qu’il a mise en place, se donne pour mission d’être le creuset des serviteurs du peuple. Afin de ne pas retomber dans les travers du passé, il a exhorté le souverain primaire à exercer une vigilance tous azimuts sur les mandataires publics, à tous les niveaux, à leur demander des comptes. « On a oublié le peuple trop longtemps… Ca suffit ! », a-t-il clamé. Et de poursuivre : « Quelques individus ont profité du Congo et des Congolais ».

            On signale qu’aussitôt après son meeting, Félix Antoine Tshisekedi s’est entretenu avec plusieurs investisseurs opérant dans le secteur minier, en vue de jeter les bases des partenariats gagnant-gagnant. Il a bouclé la boucle par l’inauguration de la nouvelle agence de la Banque Centrale du Congo.

                                               Kimp

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